classement.png

Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 36 à 40.

Places 50 à 46 à lire ici.

 Places 41 à 45 à lire ici.
 

40pll.png

Place 40 - Pretty Little Liars, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
Après des mois d’absence, Aria revient s’installer à Rosewood avec sa famille. Elle retrouve ses amies (Hanna, Spencer et Emily), qui ne le sont plus depuis la disparition d’Alison. Rosewood est la ville des grands secrets, et les quatre jeunes filles – pas si lisses que ça - ont des choses à cacher… Adaptée d’une série de romans populaires, écrits par Sara Shepard, Pretty Little Liars se glisse parfaitement dans le moule des séries adolescentes diffusées sur CW (sauf qu’ici, il s’agit d’ABC Family). Il ne manque peut-être qu’une voix off qui dirait « Cher journal… »
 

La première séquence du pilote ressemble à un épisode de la série canadienne Fais-moi peur ! Quant au reste de la série, il évoque joyeusement le meilleur et le pire de ce que le cinéma et la télévision ont déjà créé pour divertir le public adolescent et les jeunes adultes. Gossip Girl, Sexe intention, Souviens-toi l’été dernier, etc. A chaque fois que Spencer est chez elle, dans cette grande maison aux grandes fenêtres, on s’attend à ce qu’elle se prépare du pop corn. Tandis que chacune des ombres du jardin nous renvoie à nos peurs infantiles et l’envie nous prend de lui crier « Déménage ! »
 

Pretty Little Liars est un assemblage de ressorts narratifs déjà-vus, qui n’en sont pas moins jouissifs. Les quatre héroïnes – actrices – sont outrageusement belles, leurs garde-robes sont indécentes. Elles ne sont pas la white trash society de l’Upper East Side, mais pour des provinciales, elles ne se débrouillent pas mal. Et bien qu’elles tentent de survivre physiquement et socialement à un mystérieux psychopathe (-A, personnage omniscient), les quatre adolescentes, et en particulier Hanna et Spencer, ne se dispensent jamais d’une vanne éblouissante de superficialité.
 

Aimer Pretty Little Liars, c’est donc aimer jouer à se faire peur, aimer les jolies filles… et les jolis garçons (là, c’est discutable, jusqu’au moment où ils enlèvent leur t-shirt). C’est effrayant. Ca ne se prend pas au sérieux. C’est fun comme les vacances (ça tombe bien, c’est une série partiellement diffusée l’été). Enfin, comme toute bonne série adolescente, qui se respecte un peu, PLL parle assez justement de la difficulté de communiquer avec les adultes, d’identité et d’acceptation de soi. 

Claire - Twitter


39episodes.png

Place 39 - Episodes, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
La série a été largement décriée par les critiques. On a pu lire qu’elle n’était pas drôle ou qu’elle n’était qu’un sous-Entourage. Peut-être. Je crois surtout que les attentes autour de cette sitcom étaient tronquées. Pardonnez-moi mais je n’ai jamais lu qu’Episodes avait vocation à succéder à Entourage. A vrai dire, je ne comprends pas non plus pourquoi, sous prétexte que « c’est une série sur une série », elle devrait nécessairement avoir la plume acerbe et un ton aiguisé.

Car Episodes n’est rien de tout cela. Il s'agit ni plus ni moins que d'une petite sitcom sans prétention, innocente caricature des networks américains et visant tout simplement à nous divertir. La mission est remplie, on s’amuse devant les tribulations pour le moins burlesques de ce couple de scénaristes anglais (la femme est toutefois insupportable et très moche, je vous l’accorde) débarquant en plein capharnaüm ricain. La pastiche est certes facile mais qu’importe, les situations jouent pleinement la carte du comique de situation sans jamais verser dans l’excès (l’un des reproches que l’on aurait pu faire à une autre série du genre : Grosse Pointe).

A titre de comparaison, Episodes se rapprocherait justement beaucoup plus d'un Grosse Pointe que d'un Entourage, le côté surjoué et hystérique en moins. Le vrai reproche que l'on pourrait lui faire, et qui de mon point de vue est une qualité dans la mesure où c'est sa marque de différentiation, est le fait que la série a l'odeur d'Hollywood sans en avoir la couleur. Pas de strass ni de paillettes dans Episodes mais un espèce de réalisme un peu batard, trop simpliste que l'on puisse y croire. Et du fait de cette ambiance morne et parfois un peu tristoune, les répliques potaches, pourtant souvent drôles, ont du mal à passer. On a un peu l'impression qu'elles se sont retrouvés dans la mauvaise série. Et au bout du compte, on ne sait pas vraiment si Episode n'est qu'une grosse farce comique et pince-sans-rire ou un vrai mini drama.

A titre personnel, cette singularité m'a convaincue, sans être la série de l'année pour autant. Seul vrai problème , le casting, peu attachant et interchangeable, si ce n’est Matt LeBlanc qui campe sobrement son propre rôle et fait preuve d’une autodérision étonnante.

François

38trueblood.png

Place 38 - True Blood, saison 3

Statut : En cours de production

La Chronique 
Une série de plus foudroyée par le terrible syndrome de la saison 3. Une véritable épidémie qui a contaminé en son temps des séries aussi cultes que 24, Newport Beach ou encore Alias. Pour ceux pour qui les exemples ne seraient pas suffisamment criants, il s’agit donc de séries qui, après une saison 1 surprenante et une saison 2 au sommet chutent brutalement avec une saison 3 complètement ratée.

Alors que la saison 2 n’en finissait plus de crever le plafond du côté des audiences, Alan Ball et son équipe se sont sentis pousser des ailes et ont été pris d’une véritable frénésie d’embauches. Ball a inventé la solution à la crise. C’est ainsi que la saison 3 a compté plus de 30 personnages réguliers, Les Feux de l’amour n’en ont pas tant. On s’est ainsi retrouvé avec une avalanche d’intrigues plus ou moins indépendantes – et la plupart pas franchement passionnantes. Résultat : un gloubiboulga braillard, un manège incessant qui annihile notre curiosité et notre fascination pour laisser place à de la lassitude et de l’ennui.

En lieu et place d’un gigantesque pudding délirant de toutélié, on se retrouve donc avec de multiples soufflés qui peinent à monter. Le trop d’intrigues empêche ainsi le développement de la moindre d’entre elle. Un ratage qui a visiblement servi de leçon à la série dont la saison 4 retrouve en ce moment même la symbiose qui a fait son succès. En attendant, cette saison 3 sera donc vite oubliée. A détail prés : l’exceptionnel Denis O’Hare et son hallucinant personnage de Russell Edington dont le mythique pamphlet sur les vampires en plein direct live, un boyau de journaliste à la main, fait encore aujourd’hui jurisprudence dans la série. « Now, time for the Weather. Tiffany ? ».

François

37brothers.png

Place 37 - Brothers & Sisters, saison 5

Statut : annulé


La Chronique 
Après 4 saisons parfaites, d'égale qualité, ce qui devait arriver est arrivé : Brothers & Sisters nous a livré une saison 5 non pas médiocre mais moyenne. Les Walker valaient mieux que ça. Les scénaristes ont fait un peu n'importe quoi. Ce n'est pas tant l'idée d'avoir débuté cette dernière salve par un saut dans le temps -ce qui est rarement réussi- qui a précipité sa chute mais quelques problèmes en coulisses d'ordre budgétaire. La série n'a jamais été très rentable pour ABC, au contraire d'un « Desperate Housewives ou d'un « Grey's Anatomy ». Elle s'est contentée de faire son petit bonhomme de chemin avec son lot de fidèles. Mais quand on a un casting quatre étoiles et que l'on vieillit, ce n'est plus suffisant. On a donc perdu à la fois Rob Lowe et Emily VanCamp, dont les arrivées en cours de saison 1 avaient, ironiquement, beaucoup apporté aux intrigues, ainsi que Patricia Wettig, pourtant présente depuis le premier épisode. Brothers & Sisters avait trouvé son équilibre au milieu de tous ces héros, tout a vacillé quand elle les a perdus. La lassitude de Calista Flokhart n'a pas aidé non plus : elle qui a apporté tant d'énergie, tant d'émotions et tant de larmes, n'a brillé que par son absence en saison 5. Les épisodes dans lesquels elle n'apparaissait pas n'avaient pas la même saveur. Heureusement, Sally Field est toujours restée fidèle au poste mais ce n'était plus suffisant.

De belles histoires, encore, ont été racontées, mais, faute de mieux, il a souvent fallu se rabattre sur des personnages moins intéressants : l'oncle Saul a ainsi pu profiter de l'exposition qu'il avait toujours mérité mais les auteurs n'ont pas su le soigner comme ils auraient dû ; Sarah, délivrée de ses obligations professionnelles, n'a fait que roucouler avec son Luc et c'était ennuyeux la plupart du temps; Nora a encore enchaîné les embryons de relations amoureuses avant de (re)trouver, enfin, le bon ; Kevin et Scotty se sont empêtrés dans des histoires d'adoption bien pensées mais mal exécutées. Et puis l'entreprise familiale, Ojaï, avait fermé ses portes lors de la saison précédente. Jamais les scénaristes n'auraient dû faire ça. C'est de loin, leur plus grosse erreur. Par chance, le final de la saison 5 ressemble fortement à une fin de série. On n'a donc pas tout perdu.

Les Walker ont fait partie de ma vie pendant cinq ans. Les perdre a forcément été douloureux. Je sais qu'ils n'existent pas. Je sais que ce n'est « qu'une série », mais je ne peux pas m'empêcher de me sentir profondément triste. Je regarde des tonnes de séries, j'en apprécie la majorité, mais très peu prennent une aussi grande place dans mon cour, au bout du compte. Brothers & Sisters fait partie de celles qui me marqueront à jamais et que je prendrai plaisir à revoir, encore et encore. Passer une heure avec les Walker, c'est oublier ses problèmes, c'est sourire, c'est rire aux éclats parfois même, et c'est verser des litres de larmes. On me demande souvent pourquoi je préfère les séries aux films. Je peux désormais répondre « Brothers & Sisters ». Tout simplement. Et puis Lost aussi, mais ça, c'est une autre histoire. On ne s'attache pas aux héros d'un film comme on s'attache aux héros d'une série.

Lulla - DNES.png 

36entourage.png

Place 36 - Entourage, saison 7


Statut : Annulée (la saison 8 sera la dernière)

La Chronique 
On a pu reprocher bien des choses à Entourage. Une série vide, sans contenu, fun, mais qui ne va pas plus loin. Alors que les premières saisons ont eu l’avantage de profiter de l’effet « nouveauté », la série s’est vite endormie sur ses lauriers et n’a cessé de décliner en qualité. Bien sûr, concernant Entourage les attentes ne sont pas énormes, mais encore faut-il y trouver son compte. Après une très mauvaise saison 6, il serait de mauvaise foi de dire que la saison 7 a reproduit le même schéma.

La grande réussite de cette saison a été de voir les scénaristes (principalement Doug Ellin) prendre en main l’évolution du plus transparent des personnages : Vince. Star dans la série, mais insipide, Vince va brûler la vie par les deux bouts pendant cette septième saison. Sortie indemne d’une cascade qui a failli mal finir pour un film de Nick Cassavetes, Vince va se croire invincible. Sentimentalement, il va faire la rencontre de la porno star Sasha Grey avec qui il va entamer une relation, tandis que du côté professionnel, c’est la rencontre avec l’agent Scott Lavin qui va mettre à mal son amitié avec Éric. Sombrant dans la drogue et l’alcool, Vince va connaître une classique descente aux enfers. Pas très original, mais plutôt bien traité.

Malheureusement, cette bonne initiative est contre balancée par Turtle dont la perte de poids est proportionnelle à l’intérêt du personnage dans la série. Après « Turtle à l’école », place à « Turtle lance sa boite ». Entre limousine et téquila, on s’emmerde grave. Éric est quasi inexistant depuis ses fiançailles avec Sloan, quant à Drama, on nous ressert la énième tentative de comeback. Entre un projet de sitcom avorté et un pilot de dessin animé, le personnage est en roue libre et ne propose rien de neuf.

Comme toujours – hélas -, le vrai divertissement est à chercher du côté d’Ari. Ressort comique par excellence, le personnage commence certes à tourner en rond – et Piven à se caricaturer –, mais son duel avec Autumn Reeser est très jouissif. Un peu light quand même sur 10 épisodes.

Finalement, c’est toujours le même problème avec Entourage. Figé par un créateur/scénariste omniprésent la série peine à se renouveler réellement. La présence toujours importante de guest-star (Eminem, Bob Saget, Lenny Kravitz, Mark Cuban, Aaron Sorkin, Minka Kelly, John Cleese et j’en passe) ne peut dorénavant plus cacher le vide et la dernière saison à venir n’aura que 8 épisodes pour redresser la barre et donner un vrai intérêt au projet de film.

Florian - Twitter

Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 12:00
- Publié dans : Classement des séries 2011 - Ecrire un commentaire - Voir les 65 commentaires
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

Recherche

Loading

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés