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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 12:30

A l'approche de la rentrée, j'ai décidé de vous proposer mon classement des dramas que j'ai regardé au cours de la saison écoulée. Un classement 100% personnel qui n'a pas pour objectif de dire quelle est la meilleure série diffusée au cours des 12 derniers mois. Ce classement a pour objectif de vous présenter les séries que j'ai pu suivre au cours des 12 derniers mois et de donner envie à ceux qui n'en n'auraient pas vu de les suivre (ou pas). 

  Avant de poursuivre la lecture de cet article,

 je vous recommande de d'abord lire l'article de présentation de

"Mon Bilan Drama De La Saison",

 pour plus de détails sur la construction de ce classement. 

A lire ici <

A lire : le "Groupe 7" composé de "666 Park Avenue",

"Chicago Fire", "Revolution" et "Under The Dome" <

A lire : le "Groupe 6" composé de "American Horror Story",

"Arrow" et "The Following" <

> A lire : le "Groupe 5" composé de "Spartacus", "Strike Back" et "The Walking Dead" <

> A lire : le "Groupe 4" composé de "Scandal", "Glee", "Fringe" et "May Day" <

 

GROUPE 3 : Les découvertes

 

Avant de dévoiler les deux derniers groupes composés exclusivement de séries diffusées au cours de la saison 2012 / 2013, découvrez mes deux grosses découvertes drama de la saison. Parfois, se tourner vers le passé pour découvrir des séries qu'on n'a pas eu le temps de suivre auparavant ou parce qu'elles ne nous inspiraient rien peut s'avérer être une bonne idée. Devant le dégradement des dramas proposés par les grands networks comme ABC, CBS, NBC et FOX, je me suis tourné à l'automne dernier vers des séries qui ont été plébiscitées par la critique et le public mais que je n'avais jamais vu pour diverses raisons. 

 

Note à l'attention de certains lecteurs : je considère "Friday Night Lights" et "Breaking Bad" bien meilleures à certaines séries qui seront présentes dans les "Groupe 2" puis "Groupe 1", mais comme les saisons vues ne datent pas de la saison actuelle, j'ai préféré faire la distinction et les séparer des séries qui seront présentes dans le "Groupe 2" et le "Groupe 1", qui seront toutes issues de la saison 2012 / 2013.

 

"Friday Night Lights" (saisons 1 à 3)

fridaynaightlights.png

"Friday Night Lights" est une série dont le point d'entrée peut en décourager certains : le football américain. Pour toute personne qui n'aime pas le football, suivre une série centrée sur la vie des joueurs d'une équipe de football américain dans un lycée d'une petite ville du Texas n'a rien d'un pitch attractif et attayant. Et pourtant, vous auriez bien tord.

L'épisode pilote en soit, avec son style de réalisation tout particulier, ne dissipera peut être pas vos craintes puisqu'il suit la préparation de nos différents protagonistes au match du vendredi soir tout au long de la semaine. Mais la conclusion tragique du pilote est le démarrage d'une série sensible, émouvante, juste et très réaliste. L'accident de Jason Street, présenté comme le personnage principal, et qui se retrouve désormais à vivre en fauteuil roulant est le marqueur que dans la petite ville de Dillon la vie est difficile, que rien n'est acquis, et qu'il faut se battre pour réussir. C'est l'anti "The O.C." et de sa jeunesse dorée qui coule une vie tranquille et paisible avec leurs problèmes de riche.

Dans "Friday Night Lights", l'émotion (et presque les larmes) sont au rendez-vous dès les premiers épisodes grâce à une justesse et une interprêtation magnifique des personnages de Jason et Lyla. Il n'y a pas eu besoin de plusieurs saisons pour qu'on s'attache aux personnages : dès les tous premiers épisodes, on est immergé au coeur de la ville de Dillon. Le football américain n'est qu'une toile de fond pour nous montrer comment ces jeunes veulent par tous les moyens essayer de s'en sortir.

"Friday Night Lights" nous plonge au coeur d'une vraie Amérique, celle du Texas. L'intégralité de la première saison est une pure merveille où l'émotion est présente à chaque épisode. Kyle Chandler et Connie Britton portent avec brio la série et forment un couple attachant comme rarement vu à la télévision.

La saison 2 connaîtra quelques égarements, sans doute causé par des demandes de NBC pour rendre la série plus accessible et accroître son audience. Mais la grève des scénaristes viendra interrompre cette saison après 15 épisodes et la série déménage ensuite sur DirecTV où elle peut revenir à ses fondamentaux. Avec la saison 3, on retrouve tout l'esprit de la saison 1 et surtout, "Friday Night Lights" maîtrise avec brio le départ naturel de ses personnages qui doivent quitter le lycée pour rejoindre l'Université. Ce moment souvent compliqué pour les teen-soap, "Friday Night Lights" le réussit haut la main et l'émotion est au rendez-vous.

Bref, "Friday Night Lights" dépeint avec réalisme le quotidien d'une petite ville du Texas qui vit pour le football américain au travers des exploits ou des défaites de son équipe local des Panthers de Dillon. La série montre comment ces jeunes veulent s'en sortir et avoir un avenir, que rien n'est gagné d'avance, qu'il faut se battre pour y parvenir. L'émotion est au rendez-vous tout au long de ces trois premières saisons, une émotion rarement ressenti dans les séries télévisées. De manière un peu grossière, "Friday Night Lights" c'est un peu le "Six Feet Under" du football américain. 

 

"Breaking Bad" (saisons 1 à 4)

breakingbad7.png

Je pense qu'il n'est plus nécessaire de présenter la série. Dans un tout autre domaine que "Friday Night Lights", "Breaking Bad" est également une série qui cherche à présenter son contenu de manière la plus réaliste et convaincante possible. On rappelle rapidement le pitch pour ceux qui ne l'auraient jamais vu : Walter White, professeur de chimie, découvre qu'il est atteind d'un cancer. Il s'associe alors avec un de ses anciens élèves, Jesse Pinkman, pour fabriquer et vendre la drogue la plus pure possible et laisser ainsi un héritage à sa famille.

"Breaking Bad" est une série qui vous captive dès l'épisode pilote et dont les épisodes s'enchaînent très facilement. En plus de sa réalisation soignée et réglée au millimètre, de ses plans au visuel léché, la série vous prend aux tripes grâce à ses nombreuses scènes qui peuvent durer une dizaine de minutes entre peu de personnages. Ces scènes sont la force de la série : elles vous immergent au coeur de la situation, comme si vous y étiez. Et on en ressort lessivé.

 Il a déjà été dit tellement de choses positives et justifiées sur la série par d'autres depuis quelques années qu'il est difficile d'écrire dessus. Sur ces 4 saisons, je vais néanmoins citer les deux petits reproches qui m'ont marqué.

Tout d'abord, le cliffangher de la saison 2 est certainement l'événement le plus inapproprié survenu dans "Breaking Bad". En dehors de l'effect de choc que procure la scène, son intérêt dans l'intrigue est quasi-nul. Ca n'apporte rien à la série et ça reste un événement très extérieur à l'intrigue général. J'ai vraiment l'impression que ça a été placé là pour faire un gros cliffangher, mais totalement inutile. Alors certes c'est un cliffangher préparé (puisqu'on nous le tease pendant toute la saison via les scènes d'ouverture), mais restrospectivement, ça n'a servi à rien ou très peu.

Deuxième petit reproche, surtout vrai durant la saison 4, c'est que le cancer de Walt paraît parfois oublié. On en oublie presque que Walter en est atteint. Ce pan du scénario est mis de côté (sans doute pour mieux ressortir dans l'ultime saison que je vais découvrir prochainement) et on suit l'histoire par moment comme si Walt était en bonne santé.

Mais toute bonne chose à une fin. En tout cas, la leçon que l'on peut tirer de "Breaking Bad", c'est que la reconversion de son casting est pour le moment absolument ratée entre le brillant Giancarlo Esposito ("Revolution") et l'excellent Dean Norris ("Under The Dome"). Si Gustavo Fring était un peu le Benjamin Linus de "Breaking Bad", tout le monde n'a pas la chance d'avoir bien rebondi comme le génial Michael Emerson ("Lost", "Person of Interest"). Concernant Bryan Cranston, après avoir excellé avec talent dans la comédie ("Malcolm") et le drama ("Breaking Bad") avec deux rôles opposés, il risque d'être difficile de trouver un nouveau rôle à la hauteur. Mais Walter White a su nous faire oublier Hal, alors rien n'est impossible...

 

Rendez-vous dans quelques jours pour découvrir le "Groupe 2" puis le "Groupe 1", composés exclusivement de séries diffusées lors de la saison 2012 / 2013...

Note à l'attention de certains lecteurs : je considère "Friday Night Lights" et "Breaking Bad" bien meilleures à certaines séries qui seront présentes dans les deux premiers groupes, mais comme les saisons vues ne datent pas de la saison actuelle, j'ai préféré faire la distinction et les séparer des séries qui seront présentes dans le "Groupe 2" et le "Groupe 1", qui seront toutes issues de la saison 2012 / 2013.

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commentaires

tyler 16/09/2013 11:24


Petit oubli sur FNL. La série ne serait pas ce qu'elle est sans la musique exceptionnelle d'Explosions in the Sky, groupe texan qui offre ses plus belles compositions aux épisodes, et ce dès le
premier de la saison 1. Empathie assurée, tout colle à la perfection aux situations, aux personnages. Ne serait-ce que pour cette OST, la série vaut le coup.

Eric 16/09/2013 09:42


A propos de tes points sur breaking bad :


L'evenement de la saison 2 est une conséquence indirecte des actions de walt, ce n'est pas "tres exterieur à l'intrigue". Quand une personne est responsable d'un truc pareil, ca qualifie pour
"breaking bad" non ? Il essaie d'ailleurs de se convaincre que c'est pas si grave au debut de la saison 3, sans grand succès.


Et concernant son cancer, on apprend qu'il est en rémission à 80% durant la saison 2, ca parait absolument normal que les saisons suivantes n'en parlent plus. On peut considérer qu'il est
effectivement en bonne santé à ce stade.

maxxime-b 15/09/2013 22:02


Au vu des commentaires et de la critique de boby c'est naturellement que j'ai regarder le pilote de FNL ... Je me suis pris une grande claque ! Houaaaa !!!! Magnifique 

Boby 15/09/2013 20:48


@thomas : je suis pas d'accord car il y avait 100 autres moyens moins extravagant d'en arriver à ce point pour Jesse. Il n'y avait pas besoin de se faire percuter deux avions. Le simple fait que
sa copine meurt en s'étouffant dans son vomi suffit à ce que Jesse aille en désintox ou se remette en question. Il n'y avait pas besoin de ce gros truc que je trouve très inapproprié dans
l'univers de "Breaking Bad".

thomas 15/09/2013 19:08


Boby ; concernant breaking bad je suis pas vraiment d'accord par rapport au cliffangher de la saison 2. ce crash a justement permis a jesse de se remetre en question, d'aller en centre de
desintoxe et d'arreter la meth pendant un temps...

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