Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 17 à 20.
Places 50 à 46 à lire ici.
Places 41 à 45 à lire
ici.
Places 36 à 40 à lire
ici.
Places 31 à 35 à lire ici.
Places 26 à 30 à lire
ici.
Places 21 à 25 à lire
ici.
Place 20 - Parenthood, saison 2
Statut : En cours de production
La Chronique À l'image de sa grande soeur Friday
Night Lights, dont elle partage le même showrunner, Jason Katims, et quelques acteurs, la divine Minka Kelly ou encore Michael B. Jordan, Parenthood a confirmé avec sa seconde saison qu'elle est
une série simple.
Simple, mais pas bête, loin de là, et c'est justement ce qui fait sa force.
Après une saison 1 d'essai, pendant laquelle la série s'est un peu cherchée — comédie familiale, dramédie, drama —, Katims a su, après un premier tiers brouillon, trouver le bon équilibre. Avec
le même souci de réalisme qui a fait la réussite critique de Friday Night Lights, Parenthood parvient, en dépit d'intrigues pas forcément des plus originales, à faire vivre des personnages
incroyablement complexes portés par un incroyable casting.
Si le talent de Peter Krause et Lauren Graham n'est plus à prouver (malgré certains mauvais choix de carrière), cette saison 2 devrait réconcilier les spectateurs avec Monica Potter, formidable
en mère au foyer moderne, mais un peu dépassé par le handicap de son jeune fils Max (impeccable Max Burkholder). L'alchimie de Potter avec Krause place ce couple loin devant tous les autres tant
leur complicité crève l'écran.
Du coup, on a un peu de mal à s'investir dans les autres familles : entre les errances de Cosby pas forcément passionnantes, malgré le gros travail des scénaristes pour le rendre vraiment
intéressant ; les difficultés de couple de Zeek et Camille, qui ne va trouver sa place qu'au milieu de la saison ; et… les quoi justement ? C'est toute la question que l'on se pose face à Julia
et Joel. Deux bons acteurs, mais des personnages un peu plats malgré de bonnes idées sur le rôle du père au foyer sur fond de crise financière.
Une fois débarrassé de 95 % des personnages principaux, je peux enfin crier — ou plutôt écrire — toute mon admiration pour Mae Whitman. La fille de Lauren Graham est une ado à fleur de peau, un
diamant brut. Portée avec énergie par Whitman (la vraie révélation de la saison et, une oubliée, injuste, des nominations aux Emmy cette année), le personnage d’Amber est la plus grosse réussite
de la série. Sarcastique, sensible, paumée, mais déterminée, Amber va avoir les honneurs de cette seconde saison pour notre plus grand plaisir !
Ce portrait réaliste d'une adolescente sans repère est formidable et mériterait presque d'être le seul argument pour suivre cette seconde saison. Et ça, les scénaristes l'ont bien compris (au
détriment de son frère) en donnant à ce personnage une place centrale dans la dynamique de cette grande et sympathique famille, malgré des larmes toujours aussi présentes.
Florian - Son
Twitter
Place 19 - Cougar Town, saison 2
Statut : En cours de production
La Chronique « Comédie poussive et vulgaire sur
la sexualité d’une quadra » ou « série entièrement consacrée au phénomène Cougar », Cougar town a fait l’objet de plusieurs critiques assez peu justifiées. Les aventures de Jules et ses
amis ont sans doute souffert d’une erreur marketing et, soyons francs, d’écriture. Les premiers épisodes de la série ne sont guère représentatifs de son ensemble. Au cours de la deuxième salve,
celle-ci confirme d’ailleurs le virage emprunté dès le milieu de la saison précédente et se bonifie à l’image du vin qui coule en abondance à l’écran.
Si Cougar Town est souvent décrite comme « hystérique », « absurde » et « loufoque », elle l’assume parfaitement et peut ajouter l’adjectif « attachante » à cette liste. Derrière le
comique de situation et des procédés peu originaux, mais toujours très bien menés, la série arrive à être touchante et crédible dans sa part de « drama », notamment lors de la confrontation entre
Jules et son père ou encore le départ de Travis pour l’université. Le point fort des scénaristes ? Arriver à jongler entre légèreté et émotion. Les situations abracadabrantesques ont pour force
de ne jamais affecter le poids de certaines scènes. Une prouesse qui confère à Cougar Town sa tonalité presque singulière.
Oui, Cougar Town est originale, même si le fantôme de Scrubs plane au-dessus des héros interprétés par Courteney Cox, Christa Miller, Josh Hopkins et autre Busy Philipps. Après
tout, quelle autre série parviendrait à faire des verres à vin des (presque) personnages et rendre un hommage quand l’un d’eux décède ? Quelle comédie actuellement à l’antenne bénéficie d’autant
d’interactivité au point où un numéro aperçu lors d’un épisode permet de contacter directement les acteurs ? Surtout, quel autre showrunner que Bill Lawrence sait à ce point faire preuve
d’autodérision et avouer publiquement ne pas assumer le titre de sa série ? Les génériques ont ainsi été différents à chaque épisode de cette deuxième saison (« Badly Titled » / «
100% Cougar Free » / « Titles Are Hard » / « New Year's Resolutions: Embrace Our Stupid Title & Lose Six Pounds» …). Au-delà de ces artifices, Cougar Town
c’est aussi l’histoire d’un groupe d’amis particulièrement soudé et dont l’alchimie et la complicité crèvent l’écran. À consommer sans modération.
Tony - Son Twitter
Place 18 - Greek, saison 4
Statut : Annulée
La Chronique Depuis sa création, la série
Greek a eu le mérite de restituer sans détour l'expérience universitaire dans sa globalité. Indéniablement, ce « teen-soap » s’est élevé au dessus de sa condition, laissant les
Secret life of the american teenager et autre Make it or break it, avec qui elle partageait l’antenne, au sol. Si, sur sa forme, Greek ne s’est pas vraiment distinguée
de ses comparses, c’est du côté de son écriture, de ses multiples références culturelles et du jeu de ses interprètes que la série supplante toutes les autres productions d’ABC Family, mais plus
globalement un bon nombre de ses consœurs lors de ces quatre dernières années.
Pour sa dernière saison, la fiction délaisse quelque peu les rites des membres des fraternités et sa transposition de la Guerre de Troie dans un campus américain, pour se concentrer sur les
doutes, l’inconfort lié à l’entrée dans la vie active, mais aussi à l’avenir. Cette quatrième salve s'appuie ainsi sur une certaine réalité sociale avec la situation (presque) précaire du
personnage d’Ashley, dont la remise en question est parfaitement retranscrite par l’actrice Amber Stevens. Quelle que soit l’issue de la série, qui, au vu de son postulat et du développement de
ses couples, ne peut qu’enchanter une partie de son public pour décevoir une autre, c’est la saison 4 dans sa globalité qu’il est important de juger. Il semble probable que les producteurs ont
été contraints d’aller jusqu’au bout de leurs idées sur dix épisodes quand ils espéraient pour voir le faire sur deux chapitres, soit une saison complète. Résultat: une impression de voir
certains épisodes en accéléré. Jusqu’ici Greek a toujours pris le temps de développer ses héros, on ne peut donc que regretter ce choix, si toutefois c’en est un. D’autant plus quand un
des dix épisodes se concentre à lui seul sur Beaver, personnage secondaire unidimensionnel. Dans ce « All about Beav’ », référence au film méconnu et lynché par la critique All about
Steve, le téléspectateur découvre même le véritable patronyme du jeune homme alors que celui-ci a toujours été présent depuis le premier épisode.
Les références de Greek, on le sait, sont variées. Quand elles ne sont pas d’ordre biblique, via le personnage de Dale, ou scientifiques, elles offrent un certain enseignement
insoupçonné, comme lors de « Cross Examined Life » où Cappie et Calvin sont amenés, dans le cadre de leur cours de philosophie, à appliquer la méthode de Socrate. Outre le fait que l’exercice en
question soit parfaitement incorporé au récit et fasse écho au sort des deux compères, ces derniers prennent la peine de fumer un joint. On aurait pu s’attendre à une leçon de morale et à une
insistance sur les conséquences négatives de leur acte. Il n’en sera rien. Et de la part de la chaîne destinée à un public familial et appréciée (certes de moins en moins) par les téléspectateurs
prônant le conservatisme, on peut parler d’audace. D’audace il est également question face à la banalisation de l’homosexualité, et ce, bien avant que des sponsors américains décident de retirer
leurs spots pendant la diffusion de Pretty little liars, sous prétexte que celle-ci rendrait légitime le style de vie homosexuel. Une représentation loin d’être inédite dans
Greek qui confère à la série son statut de chronique générationnelle à la fois juste et bien plus subtile qu’elle n’en a l’air.
Tony - Son Twitter
Place 17 - The Office, saison 7
Statut : En cours de production
La Chronique Drôle de saison pour The Office !
Steve Carell ayant annoncé son départ bien avant la mise en production de la septième saison, les producteurs de la série ont pu jouer toute l’année sur son personnage et sa succession. Bercée
d’une longue nostalgie sur les années passées, The Office a vécu une belle saison après les « sans plus » saisons 5 et 6.
Réalisant que la série doit beaucoup – pour ne pas dire presque tout – à son acteur principal (et pour lequel j’espère enfin un Emmy), Carell n’a jamais été aussi peu présent et son personnage,
Michael Scott, aussi peu envahissant. En mettant beaucoup plus en avant ses seconds rôles, la série a pris le risque de les épuiser et de les rendre agaçants. Si on sent que la soudaine notoriété
d’Ed Helms (Very Bad Trip) a tenté d’être capitalisée à fond (Sweeney Todd), la plupart des personnages ont connu de belles évolutions, spécialement les derniers arrivés. Ainsi, le duo Gabe/Erin
aura donné lieu à de délicieux moments de comédie, un couple encore plus incompatible que celui formé par Ryan et Kelly, c’est dire le niveau !
Mais plus que jamais, la saison 7 aura été un hommage à Michael Scott. Profitant des 24 épisodes pour faire revenir un grand nombre de visages connus, on a presque eu l’impression d’assister à la
dernière saison de la série ! Entre un excellent épisode sur l’herpès de Michael qui permet de revoir les nombreuses conquêtes de Michael (dont la fantastique Jan), le retour des Dundies, ou LE
film de l’année 2011, Threat Level Midnight (d’ores et déjà un classique), le « best world boss » a donné matière à émouvoir. Plus que tout, le retour de la géniale Amy Ryan dans le rôle de Holly
Flax et l’alchimie parfaite entre les deux acteurs ont donné les meilleures scènes de la saison.
Fort d’un énorme capital sympathie auprès du public, le dernier épisode de Steve Carell a été une vraie réussite. Très drôle, prenant le temps de conclure chaque relation, Goodbye Michael a
surtout été très émouvant. Le duo Michael/Pam était l’une des forces de la série, espérons que Jenna Fischer ne perdra pas trop lors du changement. That’s what she said.
Alors que les plus grandes guest étaient annoncées pour couvrir le départ de Carell, jamais The Office n’a autant déçu. Rendre inintéressant James Spader, Catherine Tate, ou Ray Romano est une
chose, mais gâcher le talent de Will Ferrell pendant 4 longs épisodes est presque passible de l’abandon immédiat !
Heureusement, la petite bou#ée d’air frais est venue du Royaume-Uni avec deux apparitions, dont une totalement géniale, du grand Ricky Gervais. Sa rencontre avec Steve Carell à la sortie d’un
ascenseur grimpe directement dans les meilleurs moments de la série.
La première étape est donc réussie pour The Office : le départ du personnage et acteur principal. Reste la seconde : prouver que la série peut y survivre.
Florian - Son Twitter
Rendez-vous jeudi 8h pour les places 13 à 16.
Commentaires Récents