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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 17:30

Avant de découvrir la série n°1 du classement, nous souhaitions remercier chaleureusement tous nos chroniqueurs pour leur collaboration ainsi que François, sans lequel cela ne se serait pas fait. Vous avez été très nombreux à vous connecter sur le site pour découvrir chaque jour de nouvelles séries, et nous vous en remercions.

Surtout, nous sommes heureux de vous annoncer que la saison télé redémarre (enfin) ce soir, et nous espérons que le classement vous aura permis d'attendre plus sereinement la reprise de tous vos programmes préférés et surtout de leurs audiences. Nous vous donnons rendez-vous dès demain après-midi pour les premiers scores foyers de "Ringer".

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Places 50 à 46 à lire iciPlaces 41 à 45 à lire iciPlaces 36 à 40 à lire ici.

Places 31 à 35 à lire ici. Places 26 à 30 à lire ici. Places 21 à 25 à lire ici.

Places 17 à 20 à lire ici. Places 13 à 16 à lire ici. Places 10 à 12 à lire ici.

Places 7 à 9 à lire ici. Places 4 à 6 à lire ici. Place 3 à lire ici. Place 2 à lire ici.


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Place 01 - Big Love, saison 5

Statut : En cours de production

La Chronique
 
Big Love meilleure série de l’année ? Mais c’est un scandale ! Personne ne regarde pas cette série ! Puis ça parle de quoi en plus ? Et elle était pas déjà classée quelque part ? Ah non, pardon c’était The Big C. Enfin de toute façon, c’est pas comme si ce classement n’avait pas déjà explosé les limites du ridicule : 90210 pas classée, Pretty Little Liars devant Gossip Girl. Non, vraiment …

Cela étant dit, oui, la saison finale de Big Love est sûrement la plus aboutie. Découverte pour moi sur le tard, Big Love restera dans mes souvenirs comme l’une des très rares séries qui auront été fidèles à leur ligne directrice du début à la fin, sans jamais s’égarer. La dérive aurait pourtant été facile au vu des thèmes abordés : religion, polygamie, homosexualité mais également fanatisme, pouvoir, argent et oserais-je rajouter pédophilie … Malgré cette panoplie de sujets sulfureux, Big Love est en permanence dans la retenue, la sobriété, l’objectivité et ne prend jamais parti.

Il y a historiquement eu quelques storylines où l’on aurait aimé que Big Love franchisse ce cap. Je pense notamment à la relation ambigüe entre Margene et Ben, le fils de son mari. Mais elle ne le fera jamais. Big Love ne tombe donc jamais dans la facilité mais presque dans l’excès inverse, celui de la frustration à outrance. Frustration qui, dans ce cas présent, est loin d’être un reproche mais bien une incroyable prouesse.

Oui, Big Love nous fruste en permanence tant la série semble atteindre, épisode après épisode, un nouveau point de non-retour. Jamais je n’aurais vu une série plonger à ce point ses personnages dans le drame, l’horreur parfois. Certains personnages ne semblent plus trouver de point de chute à leur désarroi. Leur détresse est palpable, nous prend aux tripes à chaque seconde, le tout sublimement orchestré par un casting sensationnel. Je pense notamment à Jeanne Tripplehorn, loin d’être la « wives » la plus starisée mais pour celle dont l’interprétation, criante de vérité, m’a littéralement bouleversé épisode après épisode.

La descente aux enfers de Barb qui continue en cette saison 5 est sûrement la plus grosse réussite de la série. Je le répète mais Jeanne Tripplehorn est magistrale dans son rôle de femme bafouée, déchirée entre ses convictions et celles de son mari et qui a tout sacrifié, jusqu’à son amour-propre (en acceptant de devenir polygame) pour son couple. Et tout en restant d’une dignité absolue. Et c’est là où la frustration devient orgasmique : l’angoisse de Barb devient si tangible qu’elle en vient à nous faire souffrir, on aimerait qu’elle parte, qu’elle divorce, qu’elle soit finalement heureuse. Mais elle reste, infaillible. Big Love devient ainsi une véritable expérience télévisuelle. Si ni Ginnifer Goodwin, ni Chloé Sévigny n’ont à rougir de leur prestation (bien que cette dernière ait parfois tendance à surjouer), Tripplehorn se situe définitivement dans une autre dimension.

Je pensais avoir beaucoup de mal à parler de Big Love mais je pourrais finalement vous en parler pendant des heures. Big Love est la plus belle chronique familiale qu’il m’ait été donnée l'occasion de découvrir. Un véritable ascenseur émotionnel. Un condensé d’intrigues, denses et puissantes, qui n’ont de cesse de se superposer les unes aux autres avec pour logique conclusion d’aboutir à l’une des séries les plus riches et complexes de ces dernières années.

La saison 5 vient ainsi sublimer le résultat des 4 saisons précédentes. Je ne vous en dirais en plus, caressant le maigre espoir de vous avoir donné envie de la découvrir. Et pour ceux qui s'en inquièteraient, la série a une vraie fin. Et quelle fin. D’un point de vue métaphorique, la série n’aurait pu imaginer meilleure conclusion. Mais je n'en dis pas plus !

François.  

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 07:00

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Le classement des séries, c'est bientot fini ! Découvrez aujourd'hui la 2ème place.

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Place 02 - Sons Of Anarchy, saison 3

Statut : En cours de production

La Chronique 
Bien que légèrement inférieure à la saison précédente, la saison 3 de Sons of Anarchy confirme, si besoin était, qu’elle est l’une des meilleures séries proposées actuellement par les chaînes américaines. Cette saison 3 prolonge ainsi la lancée de la saison 2 : intrigues passionnantes, survitaminées, à la fois complexes et décomplexées. La force de la série tient une nouvelle fois en son casting de « gueules » qui crève toujours l’écran et ses personnages plus anti-manichéens que jamais.

Evoluant au cœur d’une mythologie dense, étoffée de saison en saison sans aucun égarement, les bikers de SamCro oscillent en permanence entre leur comportement à la fois impitoyable mais aussi loyal, obéissant à des règles précises tout en étant prêt à tout sacrifier pour la famille. Ces principes antagonistes, à la fois moraux et amoraux, rendent la série totalement imprévisible et encore plus jouissive, le tout sublimé par une réalisation énervée et des épisodes sans temps mort.

Cette saison 3 prend le pari de recentrer l’ensemble de ses ramifications autour d’une seule et même intrigue : l’enlèvement du bébé de Jax par un mafieux Irlandais. Un pari osé pour une série se caractérisant avant tout par le rythme soutenu de ses intrigues. Un pari presque totalement réussi. Presque. Cette seule intrigue n'aurait evidemment pas suffit à nourrir une saison de la série. Elle n'est ainsi que le prélude à tous les éléments qui garantissent une saison réussie des Sons : secrets familiaux, trahisons, jeu d'échecs permanant, des guerre de pouvoirs, d'argent et de lutte des gangs.

Le léger problème rencontré par cette saison (qui reste excellente, j'insiste) n'est donc pas à chercher du côté de l'inspiration du génie Kurt Sutter. Il vient en réalité du déroulé de l’intrigue qui se retrouve assez vite bloqué par le fait qu’un déménagement en Irlande s'avère rapidement nécessaire pour donner un coup de boost aux storylines. Or, pour des raisons de coûts j’imagine, celui-ci n’a pas pu intervenir avant les épisodes 6/7. Deuxième regret : la mort de l’agent Stahl, probablement l’un des personnages les plus insaisissables et passionants du show et surtout interprété d’une poigne de fer par la grande Ally Walker, partie se fourvoyer dans une cochonnerie déjà annulée de Lifetime. Elle manquera clairement à la série. Mais tant qu’il reste la merveilleuse Katey Sagal …
 

François. 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 07:30

 

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui la 3ème place. Les deux premiers seront révélés aujourd'hui également.

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Place 03 - The Good Wife, saison 2

Statut : En cours de production

La Chronique 
Après une première saison sans grande fausse note (je dirais même sans aucune fausse note), le défi pour les époux King était de taille : faire aussi bien, si ce n'est mieux avec la seconde saison de la meilleure nouveauté de la rentrée 2009/2010.

Très peu attendue à ses débuts, The Good Wife tient désormais une place de choix dans les must-see de la télévision américaine. Réconciliant le prestige d'une grande série dramatique avec les contraintes audimatiques, voire éditoriale (CBS), la série judiciaire s'est libérée et a proposé l'une des meilleures (la meilleure pour moi) saisons de l'année.

Reprenant exactement là où la première saison s'était terminée, Alicia choisissant Peter, Eli effaçant le message de Will du Blackberry d'Alicia, la saison 2 a été l'occasion pour les scénaristes de s'éloigner encore plus du procedural. Certes, il y a toujours un nouveau client par épisode, mais la première moitié aura lien avec les différents fils rouges, la seconde réduite à peau de chagrin. Les scénaristes se permettent même de jouer avec l’actualité la plus chaude – voire même de l’anticiper, avec une affaire de Prix Nobel qui, en plus du contexte même de la série, ne sera pas sans rappeler aux Français l’affaire DSK – en véhiculant discrètement, mais avec efficacité des idées que l’on croyait bannies d’un network comme CBS : critique du libéralisme, orientations sexuelles, tension israélo-palestinienne, importance des lobbies.

Plongé dans 23 épisodes sans temps mort, ou presque (le très moyen épisode sur Hugo Chavez), TGW a été un vrai spectacle : trahisons, manipulations, magouilles en tout genre. Pas un seul personnage n'a été épargné, de Alicia à Cary, en passant par Jackie (oui oui), tous auront frôlé voir franchi la ligne jaune. Multipliant les intrigues avec un rythme remarquable, distillant des avancées au compte-goutte sans jamais être frustrante, cette seconde saison a fait preuve d’une maîtrise rare de ses personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires (voir très secondaires avec Grace, la fille d’Alicia). Un vrai exemple de construction narrative dont devraient s’inspirer bon nombre de séries, y compris sur le câble !

Une fois de plus, même si certains pans de son évolution en ont crispé quelques-uns, Kalinda se taille la part du lion. Archie Panjabi, auréolée de son Emmy, poursuit sur sa lancée, et nous offre de grands moments forts en excitations (une voiture + une batte = combinaison parfaite). La détective du cabinet reste le personnage le plus fascinant de cette saison, même si sa carapace va connaître quelques sévères dommages aussi bien sur le plan professionnel (Blake Calamar), que personnel (Alicia, Cary, son passé).

La fin de cette seconde saison se termine en apothéose. Alicia connaît d’importants bouleversements personnels et professionnels, ce qui devrait permettre aux scénaristes d’élargir un peu plus leur champ d’action. Une troisième saison qui devra maintenir, et, je l’espère, élever un peu plus, le niveau de cette grande série.

Florian - Son Twitter

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 07:00

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 4 à 6. Qui a manqué de peu le podium ?

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Place 06 - Southland, saison 3

Statut : En cours de production

La Chronique 
Les cop show ont inondé nos écrans depuis quelques années maintenant. Entre prouesses et innovations, maladresses et choix hésitants et sans nouveauté, c'est au milieu de ce grand lac que Southland a su faire son trou. Jouant sur le principe du documentaire mis au service de la fiction, Southland intègre une dimension réaliste à ses histoires, ce qui rend les épisodes d'autant plus prenant et passionnant. Créée par Ann Biderman connue pour son travail de scénariste sur Copycat ou encore NYPD Blue, on est donc sur le terrain des policiers classiques, loin de toute la technologie ou des différentes pratiques de nos jours que l'on pourrait assimiler à du "charlatanisme" (The Mentalist et cie). Elle est également produite par le très connu et reconnu John Wells à qui l'on doit notamment Urgences ou The West Wing.

Le principal atout de cette série policière est d'avoir su trouver l'équilibre entre action et drama pur et dur. Il s'agit de montrer la dure réalité de la police de Los Angeles qui combat le crime chaque jour afin que les rues soient plus calmes et sereines pour les habitants. C'est là que Southland atteint son paroxysme, puisque cette alliance donne à la fois de la chair fraiche au genre, reprenant les codes du passé pour les moderniser et les adapter à notre monde d'aujourd'hui. Il s'agit aussi d'apporter une réalisation énergique, qui permet de ne pas perdre un seul moment des différents protagonistes. Je pense notamment à l'intrigue autour de la mort d'un des personnages principal de la sére. John Wells n'a pas peur et rappèle qui est le boss. Cela va également donner les moyens à Sammy de se révéler un peu plus aux yeux des spectateurs et voilà qui est d'autant plus réjouissant.

Je pense sincèrement que cette troisième saison de Southland est la meilleure de la série, elle a su apprendre des deux premières années et capitaliser dessus. Notamment en faisait de la réalisation un acteur à part entière de la série, ou encore en trouvant des points de chute pour ses personnages, devenant parfois différents du comment on les connaissaient au début. C'est notamment le cas de Ben et du plongeon dans le gouffre de son coéquipier qui n'est plus capable de pratiquer son travail. Ainsi, en jouant la carte du retour aux sources du genre, la série donne une vraie bouffée d'air frais. C'est à ce jour l'un des meilleurs cop show qui nous ait été donné de voir. Il ne faut surtout pas renier ce bien bel héritage livré par des pointures du genre. Sauvée par TNT, on pourra découvrir une quatrième saison inédite en janvier prochain qui promet de poursuivre le chemin de la série, une série qui ne capitalise pas sur le cliffangher de fin de saison, comme si tout se suivait avec une logique sans vraiment s'obliger à faire des fils rouges saisonniers au mystère inutile.

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Place 05 - Game Of Thrones, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
Au départ, une saga littéraire. Reconnue aux Etats-Unis, connue en France, mais comme bien souvent, hélas, des seuls amateurs du genre. Une épopée fantasy (mais pas trop) qui tient plus de la lutte de pouvoirs politiques que d’une quête hors du commun. Un univers si vaste, englobant tellement de personnages - de par sa construction narrative - qu’il paraît impensable qu’une adaptation télévisée (ou cinéma) soit réussie.

Et pourtant. Doit-on être surpris de voir toute la puissance, financière, de HBO se lancer dans un tel projet ? Absolument pas. Toujours en quête de diversification (péplum, western, vampires), la chaîne à péage a offert cette année un modèle d’adaptation.  

Fruit de plusieurs années de réflexions, Game of Thrones porte à l’écran le travail de G.R.R. Martin. Cette première saison, adaptation du premier tome - A Game of Thrones - nous entraîne dans le Royaume des 7 Couronnes, Westeros, où le Trône de Fer, symbole du pouvoir central, est l’objet de toutes les convoitises. Seigneurs, lord, Roi, Ser, Prince, tous le désirent, mais, comme le dit si bien la Reine Cersei au jeu du Trône, « you win or you die ».

À l’instar de Rome, avec laquelle Game of Thrones partage beaucoup de points communs, le fond supplante aisément la forme. Certes, nous avons là une série visuellement magnifique (peut-être l’une des plus abouties) dans un univers qui laisse à la production le plaisir de nous en mettre plein les yeux. Mais la grande force de GoT réside dans ses personnages. Aussi nombreux soient-ils (ce qui peu perdre le téléspectateur néophyte au début), la série propose un éventail très large de caractères. Excepté Ned Stark, figure de proue, formidable Sean Bean, peu de personnages peuvent se targuer d’être bons, ou du moins honnêtes.

Avec un rythme plutôt lent, des scènes de combats rares, GoT surprend par le développement des relations humaines et leurs intensités. En nous faisant découvrir les nombreuses cités du royaume, les scénaristes, qui proposent après lecture une admirable maîtrise du matériau d’origine, offrent à de nombreux protagonistes l’occasion de dévoiler leurs complexités.

Tyrion Lannister, qui confirme le talent de Peter Dinklage, en est le parfait exemple. Présenté comme arrogant et plutôt mesquin, Tyrion a pris une place de choix dans cette première saison, allant jusqu’à ravir toutes les scènes dans lesquelles il apparaît. Évidemment, Dinklage n’est pas le seul à briller dans ce casting très réussi. Du duo Lena Headey / Nikolaj Coster-Waldau, à la maisonnée Stark tout entière – Michelle Fairley, aussi dure que touchante –, en passant par Emilia Clarke – LA révélation –, GoT aligne des acteurs habités par leur rôle.

Finalement, il apparaît bien compliqué de devoir présenter cette série sans en révéler ses nombreuses intrigues. Si vous n’aimez ni la fantasy, ni le style médiéval, n’hésitez pas à vous lancer dans cette excellente première saison. Osez, malgré vos réticences, car Game of Thrones propose bien plus qu’un simple divertissement en costume.

Au moins pour le générique, sublime.

Florian - Son Twitter

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Place 04 - Mad Men, saison 4

Statut : En cours de production

La Chronique 
Mon histoire avec la série débute il y a trois ans, un début assez peu atypique puisque Mad Men a changé ma vie. Je sais que le mot est difficile à entendre mais c'est bel et bien la dure réalité. Un jour je vous raconterai en quoi et pourquoi. Bref, cette saison quatre a assurément su me séduire et me trouver. Transformant l'essai en chef d'oeuvre il y a trois ans, la série garde une constante que peu de séries de nos jours peuvent se narguer de réussir à tenir. L'art de boire du whisky au travail avec ses collègues, de trouver les slogans publicitaires de demain, de fumer des Lucky Strike à longueur de temps et surtout, celui des relations amoureuses, c'est bien entendu celui de Donald Draper, héros charismatique gominé. Chaque saison de Mad Men change toujours un peu la donne autour des personnages, avec différentes synergies, et surtout avec une storyline digne de ce nom pour notre cher Draper. Et le but de la saison est de le rendre plus attachant et touchant, ce que les scénaristes feront avec brio et magnanimité. Don est heureux et l'on est bien loin du personnage presque impotent de la première saison, rongé par les remords et le chagrin (notamment à cause de son frère). Mais Mad Men, ce n'est pas seulement ce héros emblématique, c'est aussi une série très féministe qui va pointer du doigt des femmes avec plus ou moins de poigne. Je pense à Peggy, qui reste assurément l'un de mes personnages préféré de la série, rayonnante et ce malgré ses airs de femme mal dégrossie, ou encore. Betty aussi, plus secrète et qui a souvent du mal à se dévoiler ou encore l'excellente Joan à la fois drôle et sensible. La saison quatre de Mad Men aura également permis de gagner des téléspectateurs en ouvrant les portes de son royaume que beaucoup trouvent inaccessible. Il s'agit d'une réussite encore une fois et je dirais même qu'il s'agit de ma saison préférée de Mad Men, prenant à bras le corps toute la sensibilité et le charme qui m'a hypnotisé à ses débuts.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 09:00

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 10 à 12.

Places 50 à 46 à lire ici.

Places 41 à 45 à lire ici.

Places 36 à 40 à lire ici.

Places 31 à 35 à lire ici.

Places 26 à 30 à lire ici.

Places 21 à 25 à lire ici.

Places 17 à 20 à lire ici.

Places 13 à 16 à lire ici.

Places 10 à 12 à lire ici.

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Place 09 - Friday Night Lights, saison 5

Statut : Annulée

La Chronique 
Après 5 saisons de touchdown, de départs, d’arrivée, de caméras qui tremblent et d’accents texans, la série de Peter Berg s’est achevée il y a quelques mois avec brio. Renouvelée pour deux saisons par NBC et Direct TV, la saison 5 est l’aboutissement d’intrigues mises en place avec le changement de lycée opérée en quatrième saison.

Après avoir été déboussolé par les nouveaux personnages – qui ne remplaceront jamais les anciens soyons clairs – Luke, Jess ou encore Vince ont réussi à trouver leurs marques, même si cette dernière saison les a vues plus en retrait. Réussissant à ne pas se répéter, les scénaristes ont su proposer des intrigues et des développements inédits et intéressants, bien que peu originaux. Le couple Luke/Becky aura été mignon et touchant, l’arrogance de Vince compréhensible, et la révélation professionnelle Jess intéressante et inspirée grâce au duo formé avec le coach Taylor. On reste quand même un peu dubitatif sur l’intérêt d’Epyck ou sur l’agaçant Omett Howard, père de Vince.

Surtout, Jason Katims a su jouer sur la nostalgie.

Réussissant à faire revenir, entre autres, Zach Gilford, Scott Porter et, surtout, la fantastique Adrianne Palicki, Friday Night Lights a joué les adieux tout au long des 13 derniers épisodes. Des retours pas forcément indispensables, mais qui touchent et font du bien. Après tout, n’avons-nous pas été de fervents fans des Dillon Panthers avant de rejoindre les East Dillon Lions ?

Fil rouge incontestable, et peu attendu au début de la série, Taylor Kitsch a une fois plus réussi à briser notre coeur. S’emparant de son personnage avec toujours autant de talent, Tim Riggins a suivi l’évolution de la série. De secondaire, il est devenu un pilier, une référence. Toujours sur la brèche, parlant peu, mais toujours avec intérêt, le vrai héros de la série, c’est lui !

Personnages centraux, les époux Taylor n’ont pas démérité. Symbole du couple parfait malgré leurs désaccords (encore heureux !), la cinquième saison a été l’occasion de les mettre encore plus au centre de la série. Porté par le talent de Kyle Chandler et Connie Britton, le couple a connu quelques turbulences qui ne sont pas restées sans conséquence. Pas de tromperie ou autres ressorts soap sans intérêt, jamais FNL ne s’abaisserait à ce niveau, Tami Taylor a juste dû rappeler à son coach de mari, qu’elle n’était pas que seconde dans leur duo, juste son égale. Tout simplement parfait. Est-ce utile de répéter que nous avons là l’un des couples les plus réussis des séries américaines ?

L’autre grande force de la série est d’avoir su toujours proposer des personnages secondaires réussis. Entre Buddy et le couple Billy/Mindy (fantastique), on n’aurait jamais pensé que leurs destins puissent nous toucher ! (bon peut-être pas Buddy mais pour Mindy, je dis oui !).

Avec toujours ce souci du réalisme, sans être forcément réaliste, mais qu’importe, Friday Night Lights a, de l’avis général, prouvé qu’une fin de série réussie était encore possible. Entre minisurprises et vraies attentes, entre tristesse de devoir les quitter et joie de les voir optimistes (quelle scène entre Tim et son frère !), cette dernière heure a conclu parfaitement cette série au destin si particulier. Qui aurait pu croire qu’une série sur le football américain puisse être le meilleur drama de ces dernières années ?

Clear Eyes ! Can’t Lose ! Full Hearts !

Florian - Son Twitter

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Place 08 - Shameless (US), saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
Shameless fait partie de ces séries remplies de petites imperfections qui en font son originalité et sa singularité. Alors bien sûr certains argueront que la créativité est aisée quand on est la fidèle adaptation d’une série anglaise. C’est vrai. Mais ce n’est pourtant pas évident. Regardez donc Skins US, Being Human US, la première saison de The Office US … Toutes de piètres qualités. Et quand, comme Shameless, on est adapté d’une série aussi culte et vénérée par les critiques que celle-ci, la tâche est d’autant plus ardue. Difficile mais pas impossible puisque cette première saison se révèle être un vrai petit bijou.

La série n’avait pourtant pas démarré sous les meilleurs auspices. Après un pilot de présentation brillant, les 2/3 épisodes suivants se sont révélés décevants : des épisodes plus ou moins bouclés, des intrigues « système D » au sens propre comme au figuré. Franchement, on se serait parfois cru chez les Bougons de M6. Et puis la série a soudainement changé de dimension. Surfant quasi-exclusivement sur le vulgaire comique de situation à ses débuts, Shameless n’a par la suite pas hésité à développer de vraies intrigues familiales touchantes, voire déchirantes, mais toujours drôles et traitées avec justesse et second degré.

La série parvient ainsi à réinventer de A à Z le genre du drama familial, que l’on pensait pourtant assez figé. Si elle reprend bien des ficelles chères à la série familiale, la galerie décapante de personnages (et pour le coup opposée à la série traditionnelle) lui permet de traiter ces problématiques d’un œil nouveau – et complètement barré. Dès le pilote, l’excellent casting s’approprie totalement ces personnages tous plus allumés que les autres. Des rôles principaux, Emmy Rossum, Joan Cusack et William H. Macy en têtes de gondole, aux rôles les plus secondaires, tous semblent « être » leurs personnages. Résultat : on s’attache dès le pilote : une qualité rare. Les intrigues sont démentielles, le rythme enlevé, les dialogues savoureux, les situations jouissives. On ressort d’un épisode de Shameless avec la sensation d’avoir pris son pied pendant 1 heure. Sans nul doute, Shameless est le meilleur drama (ou plûtot dramédie) familial qu’il m’ait été l’occasion de découvrir.

François

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Place 07 - Fringe, saison 3

Statut : En cours de production

La Chronique 
Je dois vous avouer qu’il n’est pas facile pour moi d’être totalement objectif (si tant est qu’une critique puisse l’être) quand on me demande d’écrire sur une série de l’univers J.J. Abrams.

Certes, ce « golden boy » (sic !) n’est pas totalement dénué de qualités, seulement, son incapacité à s’investir durablement dans ses projets et à les abandonner dans des mains malheureuses (Alias, Lost, pour ne citer qu’elles) m’empêchent dorénavant de me laisser bercer, épisode après épisode, saison après saison, tranquillement dans ses séries. Je le sais, la fin ne sera jamais réussie. Il y aura toujours quelque chose qui ne fonctionne pas, un sentiment de « tout ça pour ça » (confirmé cet été avec Super 8).

Il aura donc fallu à Fringe deux saisons pour se trouver. Après une première saison sympathique, mais vraiment pas inoubliable, qui valait plus pour ses ouvertures spectaculaires et son casting réussi ; la première moitié de la seconde saison a presque failli me faire abandonner. À force de privilégier des enquêtes indépendantes, la série n’avait plus aucun rythme, ni intérêt. Autant se faire une intégrale de X-Files. Puis, survint le miracle de l’épisode « années 80 » et l’enchaînement d’une fin de saison intrigante, réussie, feuilletonante.

Après avoir compris que la série ne décollerait jamais niveau audiences, les scénaristes ont enfin pu se faire plaisir et mettre en place une mythologie. Tardivement certes, après avoir perdu la moitié de l’audience, mais ils l’ont fait.

Découpée en trois segments, Fringe a eu sa meilleure saison cette année. Le premier tiers de la série est brillant. L’univers développé sur deux mondes est la meilleure idée de la série, et elle a été très bien utilisée. Outre les petits clins d’œil liés aux différences (Kennedy, The West Wing, etc.), les scénaristes ont surtout réussi à construire un environnement crédible dans lequel évoluent des doubles qui ont leur propre identité et leur propre histoire. Par ailleurs, l’alternance des épisodes n’a pas nui à la cohérence, ni à l’identité de la série. Une prouesse. Je ne peux pas en dire autant du second tiers qui a donné le sentiment que les scénaristes ne savaient pas eux-mêmes où ils allaient (Belly & Cie.).

Rehaussant le niveau, la dernière ligne droite de la saison a été plutôt réussie malgré quelques grosses maladresses. Les prises de risques n’ont pas toujours été payantes (comics, saut dans le temps) mais elles ont le mérite d’avoir été prises, et rien ne paye plus, pour moi, que la volonté de surprendre le téléspectateur (si tant est que le fond tienne la route).

Malgré tout, après l’épisode final, la quatrième saison va devoir jouer l’équilibre pour ne pas sombrer dans de la SF cheap. L’histoire n’est pas bouclée et une dernière saison ne semble pas de trop pour arriver au terme des aventures de Peter Bishop et Olivia Dunham, mais le twist du dernier épisode prend le risque d’une répétition avec le début de la saison 3. Wait & See.

Florian - Son Twitter 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 08:00

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 10 à 12.

Places 50 à 46 à lire ici.

Places 41 à 45 à lire ici.

Places 36 à 40 à lire ici.

Places 31 à 35 à lire ici.

Places 26 à 30 à lire ici.

Places 21 à 25 à lire ici.

Places 17 à 20 à lire ici.

Places 13 à 16 à lire ici.

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Place 12 - The Killing (US), saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
Comme « Twin Peaks » en son temps, modèle incontestable du genre, The Killing narre l'enquête sur le meurtre d'une adolescente dans la ville de Seattle, à travers trois points de vue : celui des flics, de la famille et des politiciens de la ville à l'aube d'une campagne importante. Ce qui frappe d'abord, c'est la simplicité avec laquelle cette histoire sordide est racontée. Et c'est, je crois, cet extrême réalisme qui la rend encore plus horrible et curieusement fascinante. Tous les personnages semblent exister et j'ai été sincèrement impressionné par les prestations des acteurs, en particulier celle des parents de Rosie, dont une Michelle Forbes sans maquillage, à mille lieues de sa composition pour True Blood, dont les larmes et les cris déchirants m'ont fait frissonner. Les enquêteurs, eux, sont loin des stéréotypes que l'on nous sert depuis tant d'années dans tous les cop-shows à la mode. L'inspectrice Sarah Linden (interprétée par Mireille Enos, que l'on peut considérer comme la révélation télé de l'année), plus ou moins considérée comme l'héroïne, est d'un naturel désarmant. C'est vrai qu'elle n'est pas très souriante mais ça ne l'empêche pas d'inspirer la sympathie. Elle est réelle parce qu'elle n'est pas infaillible. Ce que l'on entrevoit de sa vie de femme ne fait que le confirmer : elle n'est pas une super-maman et une super-épouse. En gros: elle est comme vous et moi et elle ne triche pas. Son collègue a des méthodes bien différentes et il est franchement flippant par moment, mais aussi cynique et donc amusant à ses heures perdues. Le duo trouve un juste équilibre au fil des épisodes. La partie politique de la série est la moins passionnante car elle la plus déconnectée de l'histoire principale (en apparence du moins). Elle a tendance à faire tomber le niveau général, qui est pourtant excellent. L'atmosphère continuellement pluvieuse de The Killing contribue grandement à son aspect dépressif. C'était prendre un véritable risque que de miser là-dessus. Ca aurait tout aussi bien pu être repoussant. Les musiques, elles aussi, ne sont pas des plus joyeuses. Mais elles soulignent efficacement les nombreuses émotions que nous fait traverser les épisodes.

The Killing, dont le mérite doit avant tout revenir aux créateurs originaux de la série danoise, possède autant de facettes que de personnages. Tragique, mystérieuse, fascinante, émouvante et déprimante, elle est une expérience télévisuelle à elle toute seule, lenteur comprise. Le dernier épisode de la saison a engendré une polémique inattendue à laquelle je n'ai pas du tout adhéré mais je suis certain que les détracteurs de la série seront les premiers à se jeter sur la saison 2.

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Place 11 - Boardwalk Empire, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
Je ne suis traditionnellement pas amateur des grandes frasques historiques. Mais Boardwalk Empire est différente à bien des égards des séries historiques que l’on a vu fleurir sur les chaînes câblées américaines ces dernières années. La série ne se concentre pas sur un personnage, une famille ou une intrigue particulière comme c’est bien souvent le cas. Elle traite finalement plus d’une époque que d’un thème. De part le prisme d’Atlantic City et de la Prohibition, Boardwalk Empire dépeint en réalité le portrait de l’Amérique de la période post-guerre mondiale au travers de l’ensemble des thèmes de société chers à cette période: pouvoir, politique, argent, mœurs, sexe, mafia, féminisme et même racisme.

Descriptive (et parfois rébarbative, j’en conviens) dans ses premiers épisodes, Boardwalk Empire parvient assez rapidement à développer de vrais intrigues, un vrai suspens et une vraie tension. L’ambition de la série, couvrir l’ensemble des sujets de l’époque dans le but de nous offrir le panorama le plus complet de cette décennie assez méconnue, est telle qu’il fut été impossible de créer un suspens haletant dès les premiers épisodes. Pas à ce niveau d’exigence.

Boardwalk Empire impressionne. Mais justement pas là ou on l’attendait. Vendue comme la série de tous les superlatifs, la série se relève visuellement bluffante mais finalement assez sobre. La véritable prouesse est, encore une fois, à chercher du côté de la richesse de ses intrigues. Contrairement à ce que beaucoup de détracteurs ont pu affirmer, la série ne s’enferme pas dans la contemplationmais développe de vrais arcs narratifs, le tout sublimé par une réalisation sans égal, des décors fantastiques, une documentation riche et minutieuse et un casting magistral.

La genèse d’Atlantic City est ainsi racontée à travers les yeux de Nucky Thompson, magistralement interprétée par Steve Buscemi, perfide et manipulateur homme de pouvoir d’Atlantic City. Si Buscemi crève littéralement l’écran, les personnages secondaires, principalement Michael Pitt et Kelly MacDonald, n’ont franchement rien à lui envier. Boardwalk Empire est donc une vraie découverte que je conseille même à ceux qui, comme moi, ne sont pas des traditionnels aficionados des séries du genre.

François

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Place 10 - Justified, saison 2


Statut : En cours de production

La Chronique 
Simple coup de cœur de la saison passée, séduisant par son côté western anachronique, Justified en a surpris plus d’un cette année. La série a fini par trouver sa voie, ce qui lui a permis dès lors de pleinement exploiter l’énorme potentiel qu’elle couvait en saison 1. Là où elle effectue son principal progrès par rapport à sa saison précédente, c’est dans son choix d’enfin embrasser totalement sa partie feuilletonnante. La série avait prouvé qu’elle avait les moyens de gérer un fil-rouge sur la longueur, lui accorder une plus grande place ne pouvait lui être que bénéfique. Disparus donc les sympathiques mais oubliables stand-alone des débuts, c’est désormais une intrigue d’envergure, mêlant jeu de pouvoir et querelles de familles, qui nous tient en haleine pendant 13 épisodes. On se délecte alors de la voir peu à peu embarquer chaque personnage à mesure de son évolution, les alliances des uns se faisant et se défaisant avec ingéniosité pour mieux arranger celles des autres. Bref, c’est à une intense partie d’échecs sur fond de cambrousse américaine qu’on assiste.

Nul doute néanmoins que les choses n’auraient pas été aussi captivantes si Justified n’avait pas pu compter sur l’éblouissant guest-cast qu’elle s’est dégotée pour camper l’infernale famille au coeur de l’intrigue, les Bennett. Pour incarner les dangereusement crétins fils Bennett, Jeremy Davies et Brad Williams Henke se sont ainsi véritablement dépassés, particulièrement le premier qui se retrouve dans un rôle à mille lieux du scientifique torturé de Lost qu’il était. Mais la plus impressionnante reste bien entendu la génialissime Margo Martindale, absolument bluffante en Mags Bennett, matriarche du clan. Ah, Mags Bennett, ne vous fiez pas à ses airs de Martine Aubry au saut du lit, c’est une femme tout bonnement terrifiante, on ne le dira jamais assez. Une incroyable arc-villain qui restera dans les annales pour l’immense complexité apportée au personnage par Martindale. Mais là où Justified tient son génie, c’est qu’elle parvient à rendre ces brutes épaisses sans foi ni loi attachantes. Au fond, Dickie et Coover ne sont donc que des adulescents sans repères, en manque d’affection et Mags, une mère brisée qui ne cherche qu’à veiller sur son territoire. Et aussi bestiaux et cruels qu’ils peuvent se montrer, on finit alors par les comprendre.

Pas aussi marquante que la grande Martindale, la jeune Katlyn Denver n’en n’a pas moins été également une excellente bonne surprise cette saison. Pour une aussi jeune actrice, la performance force le respect. Elle incarne Loretta, une orpheline écorchée et la fille qu’a toujours rêvé d’avoir Mags. C’est elle qui devient la vraie clé de l’intrigue en se retrouvant piégée au milieu des multiples magouilles des Bennets. Une lourde tâche très bien accomplie par Denver qui donne à la fillette la profondeur et l’émotion nécessaire, notamment quand sonne pour elle l’heure de la revanche.

Face à ces nouveaux acteurs de talent, les récurrents de la saison passée n’ont pas non plus démérité, loin de là. Walton Goggins en tête. Il parvient toujours à donner à Boyd Crowder l’ambigüité et le flegme qui font sa force. Le personnage n’a pas connu une saison de tout repos mais que ce soit sa descente aux enfers ou la renaissance du personnage avec son retour au banditisme, tout a toujours été finement mené. Cela a même donné de quoi faire à l’impétueuse Ava qu’on a donc eu la bonne idée de rapprocher de Boyd plutôt que de la laisser compliquer davantage la relation de Raylan et Winona. La tumultueuse histoire du couple, bien que moins palpitante que celle des Bennett, a en tout cas fourni une belle occasion aux personnages de renforcer leur alchimie. Le temps d’antenne de la charmante Natalie Zea a en conséquence aussi été allongé, permettant de mieux connaître son personnage après être un peu passé à côté la saison dernière. Les marshals en revanche, et ce serait peut-être mon seul reproche à la série, n’ont pas eu cette chance. A l’exception du patron Art, bien sûr, qui s’est même illustré en excellent ressort comique. Mais je serais à la place des acteurs jouant Rachel et Tim, je me demanderais si mon nom a vraiment sa place au générique. Un nouveau genre d’emploi fictif il faut croire…

Bien sûr, je l’ai à peine mentionné jusque-là, mais la série ne serait rien sans Raylan Givens, véritable pilier du show, interprété par Timothy Olyphant avec une nonchalance toujours aussi classe et un charisme crevant l’écran. Je le reconnais, à l’époque de son passage douteux dans Damages, j’étais le premier à dénigrer l’acteur mais force est de constater qu’il s’est grandement amélioré et que ce fantastique rôle de cow-boy du XXIe siècle était taillé pour lui. Le personnage est cependant loin d’être un héros sans failles et le grand mérite de la série est justement de creuser ses défauts. C’est d’ailleurs dans les instants où Raylan se retrouve le plus vulnérable, comme dans le magnifique épisode Reckoning qui le voit affronter le deuil d’un parent, qu’il se révèle le plus touchant. La prestation toujours toute en nuance et étonnamment sobre et naturelle d’Olyphant contribue de fait beaucoup à l’émotion. La série fait également de Raylan un excellent trait d’union entre les différents personnages, garantissant une vraie cohésion et n’éclipsant jamais ses partenaires. Son duo de frenemies avec Boyd est même l’un des plus savoureux de la série. N’oublions pas non plus ses face-à-face avec les Bennett et plus spécialement Mags, toujours grisants et bien sûr la tendre relation paternelle qu’il noue avec la pauvre Loretta.

Il y aurait évidemment encore beaucoup à dire sur cette deuxième saison, sa finesse d’écriture, sa réalisation soignée nous immergeant parfaitement dans un far-west contemporain, ses scènes de confrontations particulièrement longues mais toujours des plus intenses. Ce qu’il faut en tout cas retenir de Justified cette saison, c’est un récit éprouvant, impeccablement maîtrisé d’un bout à l’autre, nous faisant trembler même pour les personnages les plus vils. Un récit qui lui permet une fracassante entrée dans la cour des grands.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 08:00

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 13 à 16.

Places 50 à 46 à lire ici.

Places 41 à 45 à lire ici.

Places 36 à 40 à lire ici.

Places 31 à 35 à lire ici.

Places 26 à 30 à lire ici.

Places 21 à 25 à lire ici.

Places 17 à 20 à lire ici.

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Place 16 - Parks & Recreation, saison 3

Statut : En cours de production

La Chronique 
Jeune comédie pleine de talent, Parks & Recreation est tout ce qui se fait de mieux à la télévision dans la sitcom de nos jours. Elle est à la fois drôle et vivante, créative et surtout très intelligente. Car maintenant qu'on sait rire sans réfléchir, il faut aussi pouvoir rire intelligemment. C'est ce que nous propose cette comédie sans grande prétention mais qui au final, est une vraie bouffée d'énergie. Après deux premières saisons que l'on peut comparer aux deux premières de The Office (bien que cette dernière la surclasse largement, mais je parle d'évolution), la saison trois est une réussite en tout point. On rit, encore et à gorge déployée devant les aventures de Ron Swanson, personnage à la fois bougon et malicieux au regard presque pervers mais hilarant. Je pense notamment aux épisodes qui lui sont plus ou moins consacrés, de vrais perles télévisuelles. Et puis cette saison c'était le moment de voir évoluer notre Leslie nationale avec Ben. Là aussi on atteint des sommets mais plus dans la légèreté bleuette d'une relation amoureuse très épineuse qui ne sera pas sans conséquences. Andy et April, les deux grands gamins de la série auront su également trouver chaussure à leur pied dans la série en l'un l'autre nous livrant un mariage aussi grotesque qu'émouvant et drôle. Et enfin, Rob Lowe qui en devenant récurrent dans la série nous livre une prestation inattendue et surtout, nous prouvant au grand jour ses vrais talents pour la comédie (car bon, il n'était pas drôle dans Brothers & Sisters). Bref, la saison trois de Parks est une vraie réussite, ce que l'on fait de mieux oui, et ce qu'il faut consommer aussi. Ca se déguste sans regarder les calories puisque vous savez ce que l'on dit : le rire est bon pour la santé.

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Place 15 - The Big C, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
J’avais très peur de cette série. Pour tout vous dire, j’ai d’ailleurs plus regardé le pilote par « déontologie professionnelle ». Pour ce qu'il m'en reste en tout cas. Oui j'avais peur. Peur d’avoir à faire à ce genre de série hautaine dont on allait crier au génie sur tous les toits sous prétexte qu’elle allait parler d’un sujet grave. Et il faut bien reconnaitre qu’elle nous a pris, dans le sens positif du terme, à contrepied.

Si la série traite bien des problématiques liés au cancer, The Big C est avant tout une comédie dramatique grinçante, écrite avec justesse et intelligence et qui allie à la perfection scènes humoristiques poilantes et instants dramatiques poignants, sans jamais tomber dans le pathos ni la facilité. La série parvient à réaliser un numéro d’équilibriste exceptionnel, avec un sujet pourtant extrêmement casse gueule, en dédramatisant avec finesse le sujet du cancer sans jamais occulter la gravité et la tragédie de cette maladie. Ce jonglage, parfois au sein même d'une scène, entre légèreté et intensité est franchement une prouesse. Elle peut ainsi nous mettre mal à l'aise mais sans que l'on puisse en tenir rigueur. Que l'on aime ou non cette série, que l'on puisse penser qu'elle soit démago ou outrancière, il faut reconnaitre que peu de séries ont su traiter d'un sujet aussi sérieux, voire plombant, avec une telle frivolité.

90% de la réussite de la série tient évidemment à la performance de Laura Linney qui tient sans nul doute le rôle de sa vie (en même temps, dans une filmographie constituée à 80% au mieux de rôles très secondaires, au pire de nanars …). Son personnage est bouleversant de vie, d’humour, de vérité, de légèreté. Côté personnages secondaires, je suis un peu plus mitigé entre les excellents Oliver Platt et Phyllis Somerville d’un côté et puis Gabourey Sidide et John Benjamin Hickey de l'autre, beaucoup trop cabotins à mon goût.

François

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Place 14 - Modern Family, saison 2

Statut : En cours de production

La Chronique 
Comédie événement de 2009/2010, Modern Family et son style « mockumentary » marquaient la surprise. Comme toute nouveauté encensée par la critique, la deuxième saison des aventures des Pritchett, Delgado et Dunphy était particulièrement attendue au tournant. Le cas de figure s’étant déjà présenté par le passé, la série chouchoute des professionnels (en témoignent ses nominations aux Television Critics Awards, Writers Guild of America Awards ou encore Directors Guild Awards) aurait très bien pu perdre de son prétendu « piquant » et lasser de par sa forme et son genre (comédie chorale).

Force est de constater que cette deuxième salve a toujours les honneurs du milieu et des téléspectateurs. Les dialogues ne sont pas aussi impertinents que l’on peut l’imaginer (en même temps la série a été à tort considérée comme une « comédie acide »), l’ensemble est toujours inégal et, plus globalement, une impression de déjà-vu domine, mais Modern Family reste efficace dans son genre. L’épisode d’Halloween, pour lequel Jesse Tyler Ferguson est nommé aux Emmy Awards, jongle habilement entre le burlesque des situations et une atmosphère chaotique liée aux névroses de chacun.

Ce sont d’ailleurs dans les épisodes où le casting est intégralement réuni à l’écran que l’on retrouve les meilleures scènes, ou du moins les plus empreintes d’émotion. Le season finale, à l’image de celui de la première salve, interroge le téléspectateur sur la notion de groupe. On assiste à nouveau à un ensemble particulièrement dépareillé qui finit par former, après moult situations cocasses, une famille unie. Dans ces moments-là, Modern Family réalise une véritable prouesse : arriver à offrir de la sincérité avec une possibilité de mise en scène pour le moins limitée.

Tony - Son twitter

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Place 13 - Weeds, saison 6

Statut : En cours de production

La Chronique 
L'avez-vous déjà ressenti? Cet indéfinissable sentiment de satisfaction à la lecture d'une chronique puis de deux, puis d'une dizaine... chacune vous le confirmant: ça y est votre série favorite, tombée dans l'oubli critique après des années d’intrigues over-the-top (injustement) incomprises, est de nouveau reconnue à sa juste valeur. Non? Jamais? Eh bien je dois vous dire que c'est plutôt jouissif.

Surtout dans le cas de Weeds dont l'heure de gloire remonte déjà à sa saison 2. 4 ans plus tard, elle signe enfin une saison qui la réconcilie avec la critique. Pourtant, elle n'a absolument plus rien à voir avec la série qu'elle était à l'origine. Disparue la satire au vitriol de la banlieue américaine à faire pâlir les mégères au foyer d'ABC. Même les péripéties mexicaines des précédentes saisons sont bien loin. Mais c'est cette capacité à se réinventer qui fait la force de Weeds et plus que jamais, elle a eu l'occasion de la mettre en pratique dans sa saison 6. Celle-ci prend ainsi la forme d'un road trip géant, entraîné par l'acte meurtrier de Shane forçant toute la famille à fuir Ren Mar.

De Seattle en passant par les aires d'autoroute et les villages redneck plus glauques que la chambre d’un Sofitel jusqu'au Michigan, la saison emporte donc les Botwin à travers les États-Unis, le terrible Esteban et ses sbires à leur trousses. Weeds qui cultivait déjà auparavant son imprévisibilité a alors pu se permettre de la pousser à l'extrême. De cette façon, on a quasiment l'impression de vivre plusieurs séries en une seule saison, chaque épisode ou presque nous plongeant dans un univers différent du précédent.

Une chose qui ne change pas, c'est le don des personnages pour se retrouver dans des situations plus délicieusement fucked-up les unes que les autres et aussi irréalistes que la plus timbrées des hallucinations imaginées par un Doc Gynéco stone (je ne sais pas si c’est bien utile de le préciser, tant ça relève presque du pléonasme). La drogue a donc beau ne plus occuper une place aussi importante dans la série que par le passé, elle y contribue toujours en participant au processus créatif. Impossible de croire en tout cas que Jenji Kohan puisse être parfaitement clean en écrivant la série. Non mais vous l’avez déjà vue ? Ses airs d’ex-hippie sont plus que suspects.

Les situations déjantées se font néanmoins plus rares en fin de saison pour laisser place à un aspect plus nostalgique. Celui-ci accompagne le passage de la clique dans la ville natale de Nancy qui sonne alors comme un retour aux sources. Le tout est ponctué d'auto-références et petits rappels faisant habilement appel à l'attachement des téléspectateurs pour la série. Un peu comme les vieux, vous savez, qui se remémorent leur bons moments avant leur dernière heure. La différence, c'est que Weeds semble avoir encore pas mal de temps devant elle.

Mais quand on y pense, elle aurait presque pu s'achever sur cette saison 6 finalement. En effet, on a un peu le sentiment que la boucle est bouclée avec la décision finale de Nancy de mettre un terme à son emprise néfaste sur sa famille. Tout le cheminement pour y arriver est d'ailleurs finement mené et ne manque pas d'émotion. Plus particulièrement au moment où Nancy réalise quelle mauvaise mère elle a été. Elle aurait tout de même eu de quoi relativiser si elle avait su que certaines vont même jusqu'à congeler leur progéniture. Quoi qu'on en dise, Mary-Louise Parker a en tout cas toujours assuré, donnant à Nancy la nuance et la complexité nécessaire.

D'autre part, la saison apporte également de bonnes conclusions pour les autres personnages. Andy se libère de ses sentiments pour Nancy, Silas accomplit enfin sa quête d'identité (au cours de laquelle l'acteur se révèle étonnamment convaincant) et Shane quant à lui parvient paradoxalement à se rapprocher de sa mère après son dérapage de fin de saison dernière, devenant une sorte de Tanguy qui aurait viré psychopathe.

Mais voilà, la série a été renouvelée pour une saison 7 et pourrait même, si ce n'est pas déjà fait, en décrocher une huitième aux dires de David Nevins, grand patron de Showtime qui, selon ses propres mots, voit encore beaucoup de vie dans la série. Des propos auxquels je ne peux qu'adhérer.

Shoone - judging.png 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 08:00

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 17 à 20.

Places 50 à 46 à lire ici.

Places 41 à 45 à lire ici.

Places 36 à 40 à lire ici.

Places 31 à 35 à lire ici.

Places 26 à 30 à lire ici.

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Place 20 - Parenthood, saison 2

Statut : En cours de production

La Chronique 
À l'image de sa grande soeur Friday Night Lights, dont elle partage le même showrunner, Jason Katims, et quelques acteurs, la divine Minka Kelly ou encore Michael B. Jordan, Parenthood a confirmé avec sa seconde saison qu'elle est une série simple.

Simple, mais pas bête, loin de là, et c'est justement ce qui fait sa force.

Après une saison 1 d'essai, pendant laquelle la série s'est un peu cherchée — comédie familiale, dramédie, drama —, Katims a su, après un premier tiers brouillon, trouver le bon équilibre. Avec le même souci de réalisme qui a fait la réussite critique de Friday Night Lights, Parenthood parvient, en dépit d'intrigues pas forcément des plus originales, à faire vivre des personnages incroyablement complexes portés par un incroyable casting.

Si le talent de Peter Krause et Lauren Graham n'est plus à prouver (malgré certains mauvais choix de carrière), cette saison 2 devrait réconcilier les spectateurs avec Monica Potter, formidable en mère au foyer moderne, mais un peu dépassé par le handicap de son jeune fils Max (impeccable Max Burkholder). L'alchimie de Potter avec Krause place ce couple loin devant tous les autres tant leur complicité crève l'écran.

Du coup, on a un peu de mal à s'investir dans les autres familles : entre les errances de Cosby pas forcément passionnantes, malgré le gros travail des scénaristes pour le rendre vraiment intéressant ; les difficultés de couple de Zeek et Camille, qui ne va trouver sa place qu'au milieu de la saison ; et… les quoi justement ? C'est toute la question que l'on se pose face à Julia et Joel. Deux bons acteurs, mais des personnages un peu plats malgré de bonnes idées sur le rôle du père au foyer sur fond de crise financière.

Une fois débarrassé de 95 % des personnages principaux, je peux enfin crier — ou plutôt écrire — toute mon admiration pour Mae Whitman. La fille de Lauren Graham est une ado à fleur de peau, un diamant brut. Portée avec énergie par Whitman (la vraie révélation de la saison et, une oubliée, injuste, des nominations aux Emmy cette année), le personnage d’Amber est la plus grosse réussite de la série. Sarcastique, sensible, paumée, mais déterminée, Amber va avoir les honneurs de cette seconde saison pour notre plus grand plaisir !

Ce portrait réaliste d'une adolescente sans repère est formidable et mériterait presque d'être le seul argument pour suivre cette seconde saison. Et ça, les scénaristes l'ont bien compris (au détriment de son frère) en donnant à ce personnage une place centrale dans la dynamique de cette grande et sympathique famille, malgré des larmes toujours aussi présentes.

Florian - Son Twitter

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Place 19 - Cougar Town, saison 2

Statut : En cours de production

La Chronique 
« Comédie poussive et vulgaire sur la sexualité d’une quadra » ou « série entièrement consacrée au phénomène Cougar », Cougar town a fait l’objet de plusieurs critiques assez peu justifiées. Les aventures de Jules et ses amis ont sans doute souffert d’une erreur marketing et, soyons francs, d’écriture. Les premiers épisodes de la série ne sont guère représentatifs de son ensemble. Au cours de la deuxième salve, celle-ci confirme d’ailleurs le virage emprunté dès le milieu de la saison précédente et se bonifie à l’image du vin qui coule en abondance à l’écran.

Si Cougar Town est souvent décrite comme « hystérique », « absurde » et « loufoque », elle l’assume parfaitement et peut ajouter l’adjectif « attachante » à cette liste. Derrière le comique de situation et des procédés peu originaux, mais toujours très bien menés, la série arrive à être touchante et crédible dans sa part de « drama », notamment lors de la confrontation entre Jules et son père ou encore le départ de Travis pour l’université. Le point fort des scénaristes ? Arriver à jongler entre légèreté et émotion. Les situations abracadabrantesques ont pour force de ne jamais affecter le poids de certaines scènes. Une prouesse qui confère à Cougar Town sa tonalité presque singulière.

Oui, Cougar Town est originale, même si le fantôme de Scrubs plane au-dessus des héros interprétés par Courteney Cox, Christa Miller, Josh Hopkins et autre Busy Philipps. Après tout, quelle autre série parviendrait à faire des verres à vin des (presque) personnages et rendre un hommage quand l’un d’eux décède ? Quelle comédie actuellement à l’antenne bénéficie d’autant d’interactivité au point où un numéro aperçu lors d’un épisode permet de contacter directement les acteurs ? Surtout, quel autre showrunner que Bill Lawrence sait à ce point faire preuve d’autodérision et avouer publiquement ne pas assumer le titre de sa série ? Les génériques ont ainsi été différents à chaque épisode de cette deuxième saison (« Badly Titled » / « 100% Cougar Free » / « Titles Are Hard » / « New Year's Resolutions: Embrace Our Stupid Title & Lose Six Pounds» …). Au-delà de ces artifices, Cougar Town c’est aussi l’histoire d’un groupe d’amis particulièrement soudé et dont l’alchimie et la complicité crèvent l’écran. À consommer sans modération.

Tony - Son Twitter

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Place 18 - Greek, saison 4

Statut : Annulée

La Chronique 
Depuis sa création, la série Greek a eu le mérite de restituer sans détour l'expérience universitaire dans sa globalité. Indéniablement, ce « teen-soap » s’est élevé au dessus de sa condition, laissant les Secret life of the american teenager et autre Make it or break it, avec qui elle partageait l’antenne, au sol. Si, sur sa forme, Greek ne s’est pas vraiment distinguée de ses comparses, c’est du côté de son écriture, de ses multiples références culturelles et du jeu de ses interprètes que la série supplante toutes les autres productions d’ABC Family, mais plus globalement un bon nombre de ses consœurs lors de ces quatre dernières années.

Pour sa dernière saison, la fiction délaisse quelque peu les rites des membres des fraternités et sa transposition de la Guerre de Troie dans un campus américain, pour se concentrer sur les doutes, l’inconfort lié à l’entrée dans la vie active, mais aussi à l’avenir. Cette quatrième salve s'appuie ainsi sur une certaine réalité sociale avec la situation (presque) précaire du personnage d’Ashley, dont la remise en question est parfaitement retranscrite par l’actrice Amber Stevens. Quelle que soit l’issue de la série, qui, au vu de son postulat et du développement de ses couples, ne peut qu’enchanter une partie de son public pour décevoir une autre, c’est la saison 4 dans sa globalité qu’il est important de juger. Il semble probable que les producteurs ont été contraints d’aller jusqu’au bout de leurs idées sur dix épisodes quand ils espéraient pour voir le faire sur deux chapitres, soit une saison complète. Résultat: une impression de voir certains épisodes en accéléré. Jusqu’ici Greek a toujours pris le temps de développer ses héros, on ne peut donc que regretter ce choix, si toutefois c’en est un. D’autant plus quand un des dix épisodes se concentre à lui seul sur Beaver, personnage secondaire unidimensionnel. Dans ce « All about Beav’ », référence au film méconnu et lynché par la critique All about Steve, le téléspectateur découvre même le véritable patronyme du jeune homme alors que celui-ci a toujours été présent depuis le premier épisode.

Les références de Greek, on le sait, sont variées. Quand elles ne sont pas d’ordre biblique, via le personnage de Dale, ou scientifiques, elles offrent un certain enseignement insoupçonné, comme lors de « Cross Examined Life » où Cappie et Calvin sont amenés, dans le cadre de leur cours de philosophie, à appliquer la méthode de Socrate. Outre le fait que l’exercice en question soit parfaitement incorporé au récit et fasse écho au sort des deux compères, ces derniers prennent la peine de fumer un joint. On aurait pu s’attendre à une leçon de morale et à une insistance sur les conséquences négatives de leur acte. Il n’en sera rien. Et de la part de la chaîne destinée à un public familial et appréciée (certes de moins en moins) par les téléspectateurs prônant le conservatisme, on peut parler d’audace. D’audace il est également question face à la banalisation de l’homosexualité, et ce, bien avant que des sponsors américains décident de retirer leurs spots pendant la diffusion de Pretty little liars, sous prétexte que celle-ci rendrait légitime le style de vie homosexuel. Une représentation loin d’être inédite dans Greek qui confère à la série son statut de chronique générationnelle à la fois juste et bien plus subtile qu’elle n’en a l’air.

Tony - Son Twitter

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Place 17 - The Office, saison 7

Statut : En cours de production

La Chronique 
Drôle de saison pour The Office ! Steve Carell ayant annoncé son départ bien avant la mise en production de la septième saison, les producteurs de la série ont pu jouer toute l’année sur son personnage et sa succession. Bercée d’une longue nostalgie sur les années passées, The Office a vécu une belle saison après les « sans plus » saisons 5 et 6.

Réalisant que la série doit beaucoup – pour ne pas dire presque tout – à son acteur principal (et pour lequel j’espère enfin un Emmy), Carell n’a jamais été aussi peu présent et son personnage, Michael Scott, aussi peu envahissant. En mettant beaucoup plus en avant ses seconds rôles, la série a pris le risque de les épuiser et de les rendre agaçants. Si on sent que la soudaine notoriété d’Ed Helms (Very Bad Trip) a tenté d’être capitalisée à fond (Sweeney Todd), la plupart des personnages ont connu de belles évolutions, spécialement les derniers arrivés. Ainsi, le duo Gabe/Erin aura donné lieu à de délicieux moments de comédie, un couple encore plus incompatible que celui formé par Ryan et Kelly, c’est dire le niveau !

Mais plus que jamais, la saison 7 aura été un hommage à Michael Scott. Profitant des 24 épisodes pour faire revenir un grand nombre de visages connus, on a presque eu l’impression d’assister à la dernière saison de la série ! Entre un excellent épisode sur l’herpès de Michael qui permet de revoir les nombreuses conquêtes de Michael (dont la fantastique Jan), le retour des Dundies, ou LE film de l’année 2011, Threat Level Midnight (d’ores et déjà un classique), le « best world boss » a donné matière à émouvoir. Plus que tout, le retour de la géniale Amy Ryan dans le rôle de Holly Flax et l’alchimie parfaite entre les deux acteurs ont donné les meilleures scènes de la saison.

Fort d’un énorme capital sympathie auprès du public, le dernier épisode de Steve Carell a été une vraie réussite. Très drôle, prenant le temps de conclure chaque relation, Goodbye Michael a surtout été très émouvant. Le duo Michael/Pam était l’une des forces de la série, espérons que Jenna Fischer ne perdra pas trop lors du changement. That’s what she said.

Alors que les plus grandes guest étaient annoncées pour couvrir le départ de Carell, jamais The Office n’a autant déçu. Rendre inintéressant James Spader, Catherine Tate, ou Ray Romano est une chose, mais gâcher le talent de Will Ferrell pendant 4 longs épisodes est presque passible de l’abandon immédiat !

Heureusement, la petite bou#ée d’air frais est venue du Royaume-Uni avec deux apparitions, dont une totalement géniale, du grand Ricky Gervais. Sa rencontre avec Steve Carell à la sortie d’un ascenseur grimpe directement dans les meilleurs moments de la série.

La première étape est donc réussie pour The Office : le départ du personnage et acteur principal. Reste la seconde : prouver que la série peut y survivre.

Florian - Son Twitter

Rendez-vous jeudi 8h pour les places 13 à 16. 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 09:00

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 21 à 25.

Places 50 à 46 à lire ici.

Places 41 à 45 à lire ici.

Places 36 à 40 à lire ici.

Places 31 à 35 à lire ici.

Places 26 à 30 à lire ici.

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Place 25 - Dexter, saison 5

Statut : En cours de production

La Chronique 
La saison de la maturité. La saison précédente avait laissée pantois les nombreux fans de la série et forcément, Dexter ne pouvait pas ne pas se remettre de ses émotions et ce… dans les bras d'une nouvelle femme, Lumen. Cette nouvelle saison devait réinventer le personnage, trouver de nouvelles intrigues pour relancer l'intérêt. C'est là que Dexter va vouloir assouvir sa vengeance dans le meurtre, bâtir une relation étonnante et différente de ce qu'il avait connu auparavant. C'est une femme qui va le comprendre comment il est et surtout, l'aimer au grand jour alors que sa noirceur fait rage au fond de lui. La saison va permettre à Dexter se changer un peu de visage, de s'épanouir un peu plus et notamment à s'occuper de son fils Harrison qu'il ne veut pas voir devenir comme lui (la saison va rester assez calme la dessus d'ailleurs, mais je pense que la prochaine sera la bonne). Mais Dexter va décrocher une âme, un sourire, un supplément d'émotion qu'il n'avait pas. C'est alors là qu'il va devenir encore plus dangereux, étant maintenant un homme qui peut être aimer pour ce qu'il est réellement (alors que depuis le début la série fait presque tout pour nous soutenir le contraire). Cette saison, très décriée est pour moi assurément l'une des meilleurs. Apportant à la fois une forme de renaissance à l'intrigue générale (oubliant le schéma une saison, un tueur) et au personnage principal, Dexter renaît sans être morte.

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Place 24 - Raising Hope, saison 1

Statut : En cours de production

Les Chroniques 
Nouveau rejeton de la saison, FOX se remet en scelle pour nous proposer de la sitcom et quelle bonne idée ! Raising Hope est comédie aguicheuse qui au détours de ses personnages livre des situations plus rocambolesques les unes que les autres. Se distinguant par son originalité en voulant nous faire rire avec la réalité d'élever un enfant dans une famille normale et donc imparfaite, Raising Hope se révèle être un vrai bonheur. Les épisodes enchaînent les intrigues plus sérieuses et les moments créés pour réellement faire rire (des situations les plus folles aux situations les plus intelligentes comme l'apprentissage de ce qu'il faut faire et ne pas faire quand on élève un enfant, raison de sécurité). C'est à la fois un réel plaisir qui donnerait envie d'avoir nous aussi la famille Chance rien que pour délirer avec eux. Car même si l'on est face à une famille pauvre, ils ne veulent pas qu'on les réduisent à ça. Parfois même Raising Hope se permet d'être émouvante et arrive à nous tirer quelques points d'eau dans les yeux. C'est ordonné et pétillant. La lueur d'espoir qu'apporte la série est presque aussi réjouissant que la lumière blanche qu'il est sensé y avoir après la mort. Les promesses faites au début sont tenues, jonglant donc entre cet humour différent et léger, prenant des situations familiales à la dérision (notamment avec Maw Maw qui à chacune de ses apparitions trouvera le moyen de nous faire encore plus rire que dans l'épisode précédent). Raising Hope est LA comédie de l'année à savourer sans modération.

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Je fais parti de ces gens qui n’ont pas du tout accroché à cette série. Elle me met mal à l’aise. Et elle ne fait pas rire. A ma décharge, Earl, l’autre série du créateur de Raising Hope, est ma bête noire. J’ai toujours trouvé cette série dérangeante, crasseuse, franchement pitoyable par moment et Jason Lee m’hérisse les poils (et pas les bons). Je ne serais pas aussi violent avec Raising Hope qui est plutôt bien écrite et sait faire rire. Elle a un côté plus attachant, plus pittoresque et moins rebutant que Earl. Pour autant, on reste dans cet univers fakement pauvre qui vire ici à la plus abracadabrantesque cour des miracles. On regrette ainsi que les personnages, notamment la grand-mère, soient conditionnées par des traits de personnalités trop restreints dans une parodie taillée à la serpe et souffrant ainsi très vite de redondance.

François

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Place 23 - Chuck, saison 4

Statut : En cours de production

La Chronique 
Chuck c'est un peu le fantasme de tout sériphile. Malgré des audiences en berne elle est sans cesse sauvée in extremis et se voit même donner la possibilité d'avoir une vraie fin. Non franchement, qui n'en a jamais rêvé? Quel fan de Pushing Daisies, Firefly et autres Moonlight pourrait ne pas envier le parcours de Chuck? Il faut le dire, la série a vraiment une fanbase sacrément chanceuse, si ce n'est la plus chanceuse qui soit. Ou alors Schwartz et Fedak sont secrètement des agents Talibans qui tiennent les patrons de NBC à leur merci à coups de sandwichs Subway truffés d'explosifs. Je ne vois pas d'autre explication.

Chuck c'est aussi une série résolument fun, un spy-show dont la mission première est d'amuser ses téléspectateurs. Une mission largement remplie dans cette saison 4. Légèreté et absurdité sont les mots d'ordre de chaque épisode, prouvant toujours comme la série sait ne pas se prendre trop au sérieux. Ils sont aussi l'occasion d'un beau défilé de guest-stars allant d'une Nicole Richie, qui s'est un poil remplumée depuis son dernier passage, à un John Laroquette, qui aura réussi l'exploit de mettre la General Beckman dans tous ses états, tous permettant d'amusantes références pop-culture.

Les deux guest-stars principales de cette saison restent néanmoins les géniaux Linda Hamilton et Timothy Dalton, la première en tant que mère de Chuck et le second en Alexei Volkoff, grand méchant de la saison. Autrement dit, Chuck s'est donc retrouvé avec Sarah Connor pour mère et James Bond comme adversaire. On fait difficilement plus classe. Les choix de casting se sont en tout cas, sans surprise, avérés excellent pour porter l'intrigue Volkoff. Plus particulièrement Dalton dont personnellement je n'attendais rien. Il a finalement fait un arc-vilain absolument dément, à la fois hilarant et terrifiant. On ne peut en revanche pas en dire autant de Lauren Cohan, venue incarner sa fille. L'arrivée de son personnage a au moins permis de redynamiser l'intrigue en fin de parcours. Et puis il faut reconnaître que c'était un bon atout charme. Reste qu'incontestablement, dans ce domaine, elle est battue à plates coutures par la superbe Yvonne Strahovski, dont la plastique justifie à elle seul qu'on sache épeler parfaitement son nom du premier coup.

D'ailleurs, le plus gros veinard dans l'affaire en fait, c'est surtout Zachary Levi qui en plus de pouvoir côtoyer la charmante Vovonne se paye aussi le luxe de pouvoir jouer avec elle le couple parfait. Et je ne dis pas ça à la légère. Chuck et Sarah sont réellement devenus le couple parfait avec cette saison 4 qui poursuit admirablement le travail de fin d'année dernière pour rendre leur romance sympathique. En résulte un duo digne des mythiques Jonathan et Jennifer (en mieux conservés, bien sûr), dont on se plait alors à suivre les chamailleries, les fiançailles et pour finir le mariage. Des étapes d'une relation amoureuse des plus cul-cul et revisités mais qui passent toutes extrêmement bien tant la série parvient à nous transformer en pathétique bande de shippers qui s'époumoneraient de gloussements dignes des midinettes fans de Twilight devant les tribulations du couple.

Forcément, en comparaison, la dynamique du tandem Casey/Morgan peut paraître un peu fade par moments, mais n'en demeure pas moins efficace. Là encore Chuck a suivi la voie ouverte en fin de saison 3 en développant pour eux une vraie bromance qui a on ne peut mieux aidé Morgan à s'intégrer à l'équipe, sans voler la vedette à personne. Du moins jusqu'au cliffhanger final qui peut laisser dubitatif mais qui a le mérite d'être audacieux. Pour Casey le but était bien évidemment de l'humaniser, avec également toute l'intrigue autour de sa fille et son ex-femme. Gravitant autour de cette fine équipe, on retrouve les éternels siphonnés du Buy More et les névrosés Ellie et Awesome. Les premiers sont toujours aussi dispensables mais les scénaristes semblent l'avoir compris et nous épargnent trop de délires de leur part. Pour le couple Woodcomb en revanche, la persévérance a payé et on a enfin fini par leur trouver une vraie place dans le récit en les rendant utiles dans le développement de l'arc Volkoff.

Chuck confirme donc avec sa saison 4 qu'elle demeure une valeur sûre parmi les meilleurs divertissements de la télévision américaine. Toujours aussi drôle, humble et décalée, elle parvient à livrer un récit captivant et attachant. Son gros mérite cette saison reste surtout d'avoir réussi à donner un vrai rôle à chaque membre du casting et plus spécialement du clan Bartowski entre résolutions de mystères de famille et intrigues plus relationnelles. De cette façon, la série s’est vraiment donné les moyens pour acquérir une dimension véritablement plus familiale.

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Place 22 - The Event, saison 1

Statut : Annulée

La Chronique 
Certains argueront que The Event est une énième d'action qui n'a rien inventé. Franchement ? Ils auront raison. Les quelques codes que The Event n'a pas emprunté pas à 24 sont tous droits sortis des blockbusters conspirationnistes qui ont fait la gloire du cinéma d'action Hollywoodien dans les années 90. Et j'ai envie de vous dire: et alors ? La série d'action fait partie de cette poignée de genres qui, selon ma définition en tout cas, sont plus ou moins sclérosés. Autrement dit: elles ne laissent que peu de place à la créativité. Et les seules vraies séries d'actions novatrices de ces dernières années, je pense évidemment surtout à 24, ont finalement plus opéré leur changement sur la forme que sur le fond.

On ne regarde pas une série comme The Event comme on regarde Mad Men. Le but d'une série pop-corn est très simple: se divertir, prendre son pied devant la série. Et The Event respecte à la lettre le cahier des charges de la petite série jubilatoire: conspiration internationale, rebondissements à la pelle, retournements de situation à outrance, scènes d'action survoltées, cliffanghers affolants, rythme survitanimé... La série parvient à faire habilement monter la mayonnaise au fil de la saison, surtout lors de l'hallucinante deuxième partie de saison qui n'en finit plus de nous clouer devant l'écran. Et si vous regardez un peu les séries du genre de ces dernières années, vous vous apercevrez que rares sont celles qui tiennent leurs promesses et que dans la majorité des cas, le soufflé retombe aussi vite qu'il est monté. Donc franchement, même si The Event est remplie d'imperfections, pourquoi bouder notre plaisir ?

The Event pourrait se résumer comme une saison de bonne facture de 24. Amis fans de Jack Bauer qui n'avaient toujours pas fait le deuil, The Event est finalement la solution miracle. Un peu comme les patchs pour ceux qui arrêtent de fumer. Évidemment, cela n'a rien à voir avec une bonne cigarette. Mais cela vous procure la dose nécessaire de nicotine pour petit à petit parvenir à vous sevrer. Cessez-donc de vous faire du mal avec vos vieux coffrets DVD de 24.

François

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Place 21 - United States Of Tara, saison 3


Statut : Annulée

La Chronique 
Annulée dans une indifférence presque générale qui caractérise plutôt bien son parcours, United States of Tara a signé une saison 3 de grande qualité après les errances de la seconde saison.

Après avoir abandonné l'artifice du déguisement des alter de Tara, la saison 2 avait soufflé le chaud et le froid, notamment avec tout le délire autour de Princess Valhalla Hawkwind. Heureusement pour cette troisième saison, les scénaristes effectuent un vrai retour aux sources. On abandonne la recherche des origines du traumatisme de Tara pour se focaliser sur les voies de sa guérison et ses conséquences sur sa famille.

Malgré une annulation en cours de diffusion, il y a comme un sentiment de fin du voyage pour la famille Gregson. Toujours portée par l'incroyable-formidable-parfaite-épatante-génial (rayez la mention inutile, difficile n'est-ce pas ?) Toni Collette, les scénaristes ont travaillé à fond sur les personnages cette année. Et quel plaisir ! On retrouve ainsi une famille ordinaire plongée dans une situation extraordinaire.

Marshall s'épanouit dans son art et malgré ses déboires sentimentaux, Kate trouve sa place, ou presque, dans la société, quant à Max, la pression autour de son épouse s'accentue et il ne manque pas grand-chose pour assister à son explosion. Enfin, Tara se prend en main, et décide de déclarer l'indépendance de ses Etats-Unis, rien que ça ! On notera par ailleurs, l’arrivée d’un nouvel alter en la personne de Craine. Une fois de plus, c’est réussi, et Collette est à couper le souffle.

Du côté de Charmaine et Neil, avec la naissance de Wheels, le couple se forme pas à pas et les plus romantiques y trouveront leur compte. Avec deux guest de qualité, bien que sous-exploités, Frances Conroy et Eddie Izzard participent avec talent au dernier chapitre des aventures de Tara. La fin de Tara est à l’image de la série : simple et honnête. La série n’était pas indispensable, mais sa qualité nous manquera.

Florian - Twitter

Rendez-vous mercredi 8h pour les places 17 à 20.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 09:00

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Place 35 - Hot In Cleveland, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
On peut reprocher bien des choses aux sitcoms multi-camera. D’abord leurs décors uniques en carton-pâte, puis leurs rires enregistrés (ou téléguidés en cas de représentation en public), l’utilisation à outrance des procédés comiques éculés comme le quiproquo ou le comique de caractère, et l’absence totale de subtilité. À cela, ajoutez un langage trivial et vous obtiendrez un sous-genre que les chaînes de télévision américaines ne cessent de proposer compte tenu de son faible coût de production. Ces multiples défauts se retrouvent tous concentrés dans Hot in Cleveland. Mais le reconnaître permet aussi de mieux l’apprécier.

Dans la pure tradition des comédies américaines à l’ancienne, soit du sous-théâtre de boulevard que l’on a tendance aujourd’hui à bien trop surestimer à cause de ce cher facteur « nostalgie », Hot in Cleveland aurait pu être diffusée telle quelle il y a de cela une ou même deux décennies. La série est la première production « originale » (elle n’en a que le nom) de TV Land et se retrouve noyée au milieu des multiples rediffusions de Mariés, deux enfants, M*A*S*H et autre Nounou d’enfer. Autant dire qu’une nouvelle sitcom avec la seule présence de Betty White avait de quoi faire l’unanimité. L’ex « Craquante » a beau jouer sur le même registre depuis de nombreuses années, sa moindre réplique ou mimique fait son effet. Et si la dame se contente souvent de faire de son âge le sujet commun à toutes ses « vannes », on ne peut qu’admirer son naturel et son aisance à 89 ans.

Certes, l’atout principal de Hot in Cleveland reste la tête blanche la plus populaire de la télévision américaine, mais Valerie Bertinelli, Jane Leeves et Wendie Malick ne déméritent pas. Cette dernière interprète ainsi une actrice de soap sur le retour, prête à tout pour faire le « buzz », une notion dont elle ne connait même pas vraiment le sens. Par le biais de ce personnage, cette co-production de Sean Hayes (Will & Grace) peint les vices et les moeurs d’une société qui voue un culte au jeunisme et plus particulièrement au diktat hollywoodien, sans pour autant assommer le spectateur par une quelconque leçon de morale. Pour les sériephiles, la sitcom a également souvent tendance à s’attaquer aux travers du soap. Une confrontation exquise entre deux « sous genres » télévisuels qui a même vu Susan Lucci (tête d’affiche de All my children depuis 41 ans) s’auto-parodier dans un amusant double épisode « I love Lucci ». La culture cathodique est ici souvent tournée vers elle-même, mais pour offrir, au final, un divertissement efficace.

Tony - Twitter

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Place 34 - Nikita, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
Lorsque Nikita a débarqué sur les écrans américains, elle n’avait rien pour elle. Elle cumulait deux tares aux yeux de nombreux sériephiles : il s’agissait d’un remake, preuve d’un certain manque d’originalité, mais surtout, elle était estampillée CW, chaîne responsable des Gossip Girl, HellCats ou autres Beautiful Life. Autant dire que la tâche n'était pas aisée !

En seulement quelques épisodes, Nikita n’a pas eu de mal à donner tort à ses détracteurs. Dès la fin du premier épisode, et de son twist inattendu, la série a réussi à se distinguer du film et de la série originale. Le personnage d’Alexandra, interprété par une Lyndsey Fonseca bien mieux servie que dans Desperate Housewives, se révèle plus intéressant que Nikita elle-même. Et quel plaisir de retrouver Melinda Clarke, l’inoubliable Julie Cooper de The OC, glaçante dans son rôle d’Amanda.

Le scénario, plutôt simple au départ, offre son lot de rebondissements, nous procurant de jolis moments de surprise au cours de la saison. La série n’hésite d’ailleurs pas à sacrifier certains de ses personnages principaux, assurant une tension palpable à chaque épisode. L’histoire principale évolue rapidement, et on sent que les créateurs n’en garde pas sous le pied pour assurer une 32ème saison.

On peut reprocher à Nikita son manque de subtilité, le jeu limité de certains acteurs (Shane West pour ne citer que lui) n’aidant pas. Mais l’efficacité de la série et ses nombreux cliffanger réussis lui permettent d’offrir aux téléspectateurs un divertissement de qualité, ainsi qu’un fil rouge rondement mené. Et c’est tout ce qu’on lui demande.

Boris

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Place 33 - Outsourced, saison 1

Statut : Annulée

La Chronique 
Outsourced restera-t-elle dans les annales de la sitcom américaine ? Non. Nous aura-t-elle fait passer de sympathiques moments ? Oui. Et c’est franchement tout ce qu'on lui demandait. Je passerais évidemment outre les accusations de racisme auxquelles a fait face la série à ses débuts, tant on a nagé en plein ridicule. De toute façon, dès qu’une série parle avec un humour d’un pays hors Etats-Unis, elle est immédiatement taxée de raciste par des bobos intellectuels du pauvre, lecteurs de Télérama et adeptes de la masturbation intellectuelle. Passons.

Outsourced joue donc clairement sur les clichés de l’Inde mais plutôt avec malice. L’humour n’est jamais fin, et même plûtot trés gras, certes. Les situations ne transpirent pas l'originalité et les sketchs sont, pour la plupart, au mieux poussifs, au pire grotesques, certes. On se serait également volontiers passé de l'interprétation poisseuse de certains seconds rôles tel le répugnant Diedrich Bader, certes.

Mais malgré tous ses défauts, on finit par s'attacher à Outsourced. Contrairement aux autres séries de la lineup du jeudi de NBC, Outsourced n'est pas une sitcom basée sur des dialogues, elle ne va pas chercher le bon mot (ce qui lui a d'ailleurs valu d'être boudée par la critique). Elle joue surtout sur le comique de situation, principalement basé sur les différences culturelles. Et là où la mayonnaise prend est que la série ne se contente d'aligner les boufonneries des protagonistes mais établit de vrais fils rouges à la manière d'une dramédie cablée. Les personnages ont ainsi une vraie évolution et échappent trés rapidement au manichéisme qu'aurait pu laisser présager un tel pitch. Et certains détournements des rituels Indiens sont franchement hilarants. Qu'on le veuille ou non, les scénaristes connaissaient leur sujet. Une plûtot bonne surprise en définitive. Ah, et le générique est magnifique.

François

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Place 32 - Vampire Diaries, saison 2

Statut : En cours de production

La Chronique 
Après être devenu un phénomène, The Vampire Diaries revenait en septembre dernier pour nous livrer de nouvelles histoires et introduire les loup garous. Sauf que voilà, cette saison malgré ses qualités de divertissement de bonne facture reste vraiment moyenne. Notamment sur le milieu, où le creux d'intrigues se fait ressentir et comble du comble : quand on apprend que la fameuse histoire de la pierre de lune n'était qu'un traquenard, forcément on se sent violé. J'ai aimé la série, voire même adoré, attendant impatiemment chaque semaine les épisodes puis le plaisir s'est estompé dans la seconde partie de la saison, quand Bonnie va jouer à la sorcière de chambranle, pour laquelle l'actrice offre une composition désastreuse (mais le moment le plus magique, et c'est ironique, reste quand même l'avant dernier épisode quand elle s'amusera à remuer les arbres pour nous faire peur).

Bref, la saison a aussi ses qualités. Et c'est du côté de ce fameux triangle amoureux qu'il faut aller la trouver. Je trouve que malgré le jeu 
devenu un peu trop surréaliste de Ian Somerhalder, son personnage est toujours aussi fun et offre de bons moments, jouissifs voire même émouvant. Le triangle amoureux est aussi très bien tenu du début à la fin, Kevin Williamson et Julie Plec jouant comme des petits enfants à la cour de récréation en s'échangera virtuellement les cartes. Les loups garous, grande nouveauté de la saison, est ce sur quoi il fallait compter du début jusqu'à Noël puisque plus tard étaient déjà lancés les prémices de la prochaine saison sur les Originaux. A quoi bon ? L'intrigue était bien gérée au début, avant de se perdre dans des méandres incompréhensibles.

Reste alors de bons moments d'action, ou même d'émotion, et c'est à ce moment qu'il faut appeler Caroline que j'ai trouvé très juste et surtout mise en valeur pour le bon de la série. Le plus gros défaut de la saison reste d'avoir trop assagi Katherine qui dans les derniers épisodes ressemble uniquement à une Elena avec une coiffure différente (si tant est qu'elle soit vraiment différente). Les regards subjuguants et aguicheurs ont disparus, elle est apeurée et manque de stature, surtout par rapport au mythe que le personnage s'était créé en saison 1. Les dés en sont jetés, la saison reste malgré tout bonne en partie, grâce à une réjouissante introduction et conclusion, mais le coeur était un peu trop mou, et espérons que la nouvelle direction de la série pour la prochaine saison puisse allier les bonnes idées des deux premières saisons. 

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Place 31 - Community, saison 2

Statut : En cours de production

La Chronique 
Alors que Community n'était qu'une simple petite comédie sur le monde universitaire, avec quelques références barrées et surtout de bons dialogues et personnages durant la première saison, elle s'est fait le sanctuaire même de la pop culture en saison deux, en devenant l'une des plus belle surprise de ces dernières années en terme de comédie. Réinventant à tour de rôle des films à leur sauce de Pulp Fiction à My Dinner With Andre, ou bien l'animation avec un épisode de Noël tout en motion capture qui saura ravir les fans de petits personnages en pâte à modelé, mais également en réinventant quelques mythes comme celui d'Halloween en tout en s'inspirant de ce qui fait le buzz Outre-Atlantique. Ces multiples petites références, comme dans "Où est Charlie", il faut les trouver.

Malheureusement c'est aussi un des reproches qui a été fait à la saison, mettant trop de côté les intrigues des personnages pour se laisser manipuler par l'attraction qu'est de faire du comique de situation, disproportionné et burlesque. Mais peu importe puisque Community est une sitcom plus intelligente qu'on veut bien nous le laisser croire. En effet, elle va utiliser les critiques pour faire un épisode surréaliste, proposant une véritable introspection sur elle même. Il y a du creux parfois, avec des épisodes plus faibles, et même parfois avec des mauvais épisodes, mais Community est loin d'être une série décevante au final, car elle arrive toujours et comme un chat, à retomber sur ses pattes sans difficulté.

A vouloir parfois jouer dans l'outrancier, la série aurait pu se perdre. Mais non, utilisant toujours avec parcimonie les interventions de Troy et Abed, les quelques caméos (notamment un caméo partagé avec Cougar Town, derrière la référence qui est faite dans un épisode, Abed étant fan de la série) ou encore les quelques guests passées par là (je pense notamment à Josh Holloway en cowboy du paintball), on a parfois voulu trop en faire mais entre faire rire, émouvoir et laisser de marbre par tant de singerie, Community amuse. Ce n'est pas une sitcom comme les autres et elle peut décevoir parfois, peut être par son côté inaccessible ou inextricable. Alors que le créateur de la série disait ne pas savoir où aller durant la saison 3 en mai dernier, cette dernière peut-elle confirmer l'essai ?

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Rendez-vous lundi 9h pour les places 26 à 30 

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